Je souhaite tout d’abord présenter mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité à l’ensemble de mes lecteurs pour cette année 2026 ! C’est-à-dire, plus probablement, à un ou deux lecteurs. Peut-être même que mes seuls lecteurs sont des robots chargés d’indexer ce qui traîne sur le Web.
L’année 2025 a été particulière pour moi à plus d’un titre. J’en garderai longtemps le souvenir, tout comme cela avait été le cas pour 2015.
D’abord, bien sûr, et avant tout, 2025 restera l’année de la naissance de ma fille. Je ne vais pas écrire son prénom ici, mais mon petit ange me remplit de bonheur. S’il y a bien un enfant qui a été désiré, c’est celui-là. Et pourtant, quel sacrifice au quotidien ! J’ai dû faire une croix sur de nombreuses activités, à commencer par l’écriture de ce blog. Malgré tous les soucis, la fatigue et les craintes souvent inutiles, je ne regrette rien… si ce n’est de ne pas avoir trouvé ma moitié plus tôt. Et Dieu (ainsi que certains de mes amis) sait à quel point j’ai cherché !
La seconde caractéristique de cette année 2025, c’est la forte hausse de l’or, et encore plus de l’argent. Voilà plus de dix ans (plutôt onze) que je suis un « silver bug ». Durant toutes ces années, j’ai approfondi mes connaissances et compris la réalité du système, notamment les moyens par lesquels le COMEX et la LBMA tentent de comprimer le marché du physique au profit des échanges papier. Ayant déjà vu éclater en quelques mois la bulle des "dotcoms" en 2001, puis celle des télécoms, je ne m’attendais pas à ce que la bulle techno des années 2010 dure aussi longtemps.
Et lorsque le métal argent a enfin dépassé la zone des 50 dollars l’once – soit le niveau atteint en 1980 lors du fameux « corner » des frères Hunt –, il a fallu résister à la tentation de prendre de maigres profits sur les minières et le métal lui-même. Honnêtement, sans mon expérience actuelle en investissement boursier, je n’y serais sans doute pas parvenu.
Mon engagement dans ce secteur s’est également concrétisé avec la création d’une nouvelle chaîne dédiée : Matière à Profit, qui a vocation à traiter exclusivement des matières premières, même si le focus actuel est entièrement centré sur les métaux précieux. « Matière à Profit » est la petite sœur de la chaîne Power Trade, animée par mon très cher ami Patrick. Si vous consultez régulièrement YouTube, n’oubliez pas de vous abonner : cela me fera plaisir !
2025 marque également la fin de mon travail pour Tionis, même si cela n’a été officialisé qu’il y a quelques jours. Mon départ est finalement une bonne nouvelle, mais la manière dont cela s’est fait a été très pénible à vivre. Mon contrat a été dénoncé en octobre, avec un préavis correct de deux mois. Il devait donc se terminer au 31 décembre. Le manager de Tionis m’avait assuré que nous trouverions un accord ; au final, cela n’a pas été possible. Et bien entendu, il a refusé que je facture quoi que ce soit pour les jours déjà effectués en janvier.
Tout cela efface mes efforts des années précédentes. Je n’ai pris que deux semaines de congé parental sur les cinq auxquelles j’avais droit. Je ne compte ni ma mission à Djibouti (durant laquelle j’ai travaillé nuits et week-ends compris), ni tous les autres sacrifices. Quel gâchis de la part du management de ce groupe – ou plutôt de la direction générale de Tionis !
En 2025, j’ai fait le deuil de mes ambitions dans le domaine du parachutisme sportif. La société que j’ai cofondée, Skyindustries, existe toujours, mais je suis las – pour rester pudique – de constater que mes associés ne portent aucune vision stratégique. Au départ, j’y avais investi de ma poche 70 000 euros, faisant de moi, de très loin, l’actionnaire principal. En attendant de saisir la bonne opportunité pour racheter un avion, j’ai investi 50 000 euros en bourse, devenus près de 66 000 en un an et demi. Je ne m’attendais pas forcément à de la reconnaissance, mais pas non plus à cette indifférence, teintée de mépris.
Le point essentiel, c’est qu’on ne peut absolument pas gagner d’argent dans le parachutisme – surtout dans notre configuration actuelle de bras cassés. Il faut savoir s’arrêter quand la passion n’est plus là. Par orgueil, je ne l’avais pas fait avec WebMailS.com, mais j’ai fini par apprendre de mes erreurs.
En 2025, et davantage encore au début de cette année 2026, j’ai pu mesurer l’ingratitude humaine. Je fais ici référence à mes expériences avec Skyindustries, mais aussi à l’ensemble du monde parachutiste. Chaque année, je sponsorisais une ou plusieurs équipes dans des sports aériens : parachutisme bien sûr, mais aussi pilotage (Rêves de Gosses), montgolfière, voltige, et d’autres disciplines encore. Sur 2025, parmi les trois activités sponsorisés, je n'ai pas une seule fois été tenu au courant de la suite de mon mécénat. Et donc, j'ai décidé d'arrêter toute forme de sponsoring. Quand je parle d'ingratitude humaine, je ne fais pas référence ici à Tionis, où la fin de mon contrat découle simplement de la lubie d’une seule personne.
2025 a également marqué mon grand retour au cinéma. Pour être précis, tout avait commencé l'année précédente, en 2024, lorsque j’ai décidé – non sans appréhension – d’investir dans le film d’animation Flow, qui a connu le succès que l’on sait. Mais c’est surtout en 2025 que j’ai pu en mesurer les conséquences financières. J’ai poursuivi sur cette voie en devenant producteur associé sur "Tu me diras", le prochain film de Radu Mihaileanu. En octobre, je me suis rendu au Maroc avec une équipe d’amis pour assister au tournage de ce film, censé se dérouler en Afghanistan. Difficile de l’avouer, mais nous croisons tous les doigts pour une sélection au festival de Cannes.
En 2025, j’ai aussi progressé dans mon engagement politique, même si je ne me fais guère d’illusions : cela ne sauvera pas notre beau pays. Je suis totalement désillusionné par la politique – non seulement à cause des politiciens, mais surtout parce que tout est conçu pour alimenter le spectacle, jusque dans le grand débat de l’entre-deux-tours. La quasi-totalité de l’espace médiatique, ainsi que la justice et l’éducation, sont aujourd’hui tenus par ce que j’appelle « la gauchiasse », qui n’a plus rien à voir avec la gauche – tendance politique autrefois respectable, mais aujourd’hui éteinte.
Cette année, il y aura bien sûr les élections municipales, qui représentent une étape importante pour moi, puisque, pour la première fois, je suis engagé dans une liste candidate pour la mairie de Fénay (qui regroupe en fait les trois villages de Fénay, Chevigny et Domois). Nous verrons bien ce qu’il en ressort au soir du 22 mars. Je précise que je concours sans étiquette.
En 2025, je n’ai clairement pas fait assez de sport, et mon corps me rappelle régulièrement que la cinquantaine est bel et bien dépassée. Je n’ai pas voyagé autant que je l’aurais voulu. Je forme donc le vœu de retourner en Asie en 2026.
