vendredi 15 mai 2026

4 visions différentes de la future réserve de valeur. Qui aura raison ?

 Il y a quelques temps, j'ai eu l'opportunité d'interviewer mon cher ami, Eric Larcheveque. Eric est devenu, depuis sa participation à "Qui Veut Etre Mon Associé" une star sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie. Vous pouvez retrouver la vidéo ci-dessous :


Eric est vu en France, et sans doute à raison, comme étant "Monsieur Bitcoin". Cela lui vaut d'ailleurs pas mal de contraintes de sécurité comme il me l'a raconté, ce qui est tout simplement insupportable !

Eric est, comme moi, un "Bitcoin Maximalist". Je considère en effet que le jeton bitcoin est le seul qui puisse éventuellement être considéré comme une monnaie. Les autres jetons qu'il s'agisse d'Ethereum, de Solana, du XRP et de l'ensemble des cryptomonnaies sont des projets globalement très intéressants, souvent bien plus fonctionnels que la blockchain bitcoin, mais qui doivent être valorisés selon une logique de société et non pas comme des monnaies. 

Eric a plusieurs fois affirmé que 100% de sa trésorerie disponible était investi en bitcoins. Quand il parle de sa trésorerie disponible, il fait référence à l'argent qui n'est pas investi dans ses actifs, tels que son domaine ou bien ses investissements dans des startups. 

En d'autres termes, pour la préservation de son capital, Eric ne fait confiance qu'au Bitcoin. Il envisage un futur dans lequel les autres actifs, à commencer par les monnaies fiat seront très fortement secouées, voire retourneront à leur valeur intrinsèque, ... comme dirait Voltaire. 

En d'autres termes, Eric investit toutes ses économies disponibles dans la cryptomonnaie Bitcoin. Et il le fait dans une logique de "sécurité émotionnelle". Il dort bien précisément parce qu'il sait que ses actifs sont exclusivement en Bitcoin. Il a mis tous ses oeufs dans le même panier, mais c'est pour lui un panier en titane, absolument incassable. 

Dans un autre registre, mon ami JS, installé dans la Silicon Valley et qui travaille depuis une dizaine d'années pour Google, ne jure que par les hyperscalers de la Silicon Valley. La plus grande partie de ses actifs (hors immobilier) est investi sur certains des plus grands noms à l'épicentre de cette révolution que constitue l'Intelligence Artificielle : Alphabet bien sûr, la maison mère de Google, mais également Nvidia et Amazon. Il a également d'autres stocks tels qu'Intel et sans doute de manière plus anecdotique Meta et Microsoft. Nvidia est une conviction très forte et cette pondération découle de ce qu'il observe au quotidien : la demande est très très forte, personne ne peut (pour l'instant) remplacer Nvidia qui est l'un des 

Soyons clairs : la réalité lui donne raison pour le moment. La demande est gigantesque. Nvidia n'arrête pas, depuis plusieurs trimestres, de battre toutes les prévisions pourtant régulièrement relevées des analystes. 

Nvidia est en général vu comme un concepteur de puces alors qu'il dispose de tout un ecosystème, en particulier CUDA. Comme l'explique cet article de Wired, Nvidia est aussi et peut-être avant tout une société de logiciel. 

A côté, les chiffres d'Alphabet et même d'Amazon sont également très flatteurs, si on met de côté la baisse énorme du free cash flow, conséquence de l'explosion des Capex, pour des équipements présents dans des datacenters dont la durée de vie avant obsolescence est singulièrement courte

Donc, peut-être que cette fois, c'est différent. 

Mais peut-être sommes-nous en bulle ? 

Et justement, certains semblent le penser, comme en témoigne cette excellente vidéo de Xavier Delmas :


Le sujet des Capex est en effet vertigineux et souvent mis de côté. La phrase attribuée à Larry Page dans l'image ci-dessous, si elle est réelle reflète bien ce qui est en train de se passer au niveau de l'intelligence artificielle : il s'agit d'une guerre d'attrition !

Le 02 juillet, j'aurai le plaisir d'interviewer un chef d'entreprise et investisseur de tout premier plan de l'écosystème français. Et lui ne jure que par Tesla qu'il a pourtant découvert assez tardivement (vers 2021 ou 2022). Il a investi plusieurs millions d'euros (ou dizaines de millions ?) dans cette société. De son propre aveu, il passe plusieurs jours par jour à explorer différents aspects des sociétés de Musk, de la concurrence, du marché,... 

Il est incollable sur un certain nombre de sujets et vois le cours arriver à 2000 dollars ce qui multiplierait son investissement initial par près de dix. 

Voici en particulier l'un de ses derniers tweets sur la difficulté de reproduire la capacité des mains humaines et l'avance prise, selon lui, par Tesla sur ce sujet. 


Cet entrepreneur est intimement convaincu que la société Tesla a pris une avance extraordinaire qui se matérialisera dans les années à venir. Et selon lui, les actions Tesla constitueront une réserve de valeur quels que soient les scénarios futurs, y compris le décès actuel de son emblématique PDG. On va mettre de côté le scénario d'une apocalypse nucléaire dans lequel la réserve de valeur deviendrait de facto la nourriture et les armes. 

De mon côté, je considère que les métaux précieux, or et argent en particulier n'en sont qu'au début de leur ascension séculaire. Nous allons payer le prix (ou bénéficier, selon le camp dans lequel on se trouve) de près de 50 ans de gabegie inflationniste et pour l'instant mon observation du marché est que Bitcoin se comporte comme un actif "risk-on", c'est à dire qu'il monte lorsque les actifs (actions...) corrélés au risque, augmentent. Pour survivre à la prochaine crise financière (pas nécessairement pour prospérer avant), il faudra être investi en métaux précieux ou mieux encore en actions de sociétés minières. 

mercredi 21 janvier 2026

Bilan de 2025 // Prospectives pour 2026

Je souhaite tout d’abord présenter mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité à l’ensemble de mes lecteurs pour cette année 2026 ! C’est-à-dire, plus probablement, à un ou deux lecteurs. Peut-être même que mes seuls lecteurs sont des robots chargés d’indexer ce qui traîne sur le Web.

L’année 2025 a été particulière pour moi à plus d’un titre. J’en garderai longtemps le souvenir, tout comme cela avait été le cas pour 2015. 

D’abord, bien sûr, et avant tout, 2025 restera l’année de la naissance de ma fille. Je ne vais pas écrire son prénom ici, mais mon petit ange me remplit de bonheur. S’il y a bien un enfant qui a été désiré, c’est celui-là. Et pourtant, quel sacrifice au quotidien ! J’ai dû faire une croix sur de nombreuses activités, à commencer par l’écriture de ce blog. Malgré tous les soucis, la fatigue et les craintes souvent inutiles, je ne regrette rien… si ce n’est de ne pas avoir trouvé ma moitié plus tôt. Et Dieu (ainsi que certains de mes amis) sait à quel point j’ai cherché !

La seconde caractéristique de cette année 2025, c’est la forte hausse de l’or, et encore plus de l’argent. Voilà plus de dix ans (plutôt onze) que je suis un « silver bug ». Durant toutes ces années, j’ai approfondi mes connaissances et compris la réalité du système, notamment les moyens par lesquels le COMEX et la LBMA tentent de comprimer le marché du physique au profit des échanges papier. Ayant déjà vu éclater en quelques mois la bulle des "dotcoms" en 2001, puis celle des télécoms, je ne m’attendais pas à ce que la bulle techno des années 2010 dure aussi longtemps.

Et lorsque le métal argent a enfin dépassé la zone des 50 dollars l’once – soit le niveau atteint en 1980 lors du fameux « corner » des frères Hunt –, il a fallu résister à la tentation de prendre de maigres profits sur les minières et le métal lui-même. Honnêtement, sans mon expérience actuelle en investissement boursier, je n’y serais sans doute pas parvenu.

Mon engagement dans ce secteur s’est également concrétisé avec la création d’une nouvelle chaîne dédiée : Matière à Profit, qui a vocation à traiter exclusivement des matières premières, même si le focus actuel est entièrement centré sur les métaux précieux. « Matière à Profit » est la petite sœur de la chaîne Power Trade, animée par mon très cher ami Patrick. Si vous consultez régulièrement YouTube, n’oubliez pas de vous abonner : cela me fera plaisir !

2025 marque également la fin de mon travail pour Tionis, même si cela n’a été officialisé qu’il y a quelques jours. Mon départ est finalement une bonne nouvelle, mais la manière dont cela s’est fait a été très pénible à vivre. Mon contrat a été dénoncé en octobre, avec un préavis correct de deux mois. Il devait donc se terminer au 31 décembre. Le manager de Tionis m’avait assuré que nous trouverions un accord ; au final, cela n’a pas été possible. Et bien entendu, il a refusé que je facture quoi que ce soit pour les jours déjà effectués en janvier.

Tout cela efface mes efforts des années précédentes. Je n’ai pris que deux semaines de congé parental sur les cinq auxquelles j’avais droit. Je ne compte ni ma mission à Djibouti (durant laquelle j’ai travaillé nuits et week-ends compris), ni tous les autres sacrifices. Quel gâchis de la part du management de ce groupe – ou plutôt de la direction générale de Tionis !

En 2025, j’ai fait le deuil de mes ambitions dans le domaine du parachutisme sportif. La société que j’ai cofondée, Skyindustries, existe toujours, mais je suis las – pour rester pudique – de constater que mes associés ne portent aucune vision stratégique. Au départ, j’y avais investi de ma poche 70 000 euros, faisant de moi, de très loin, l’actionnaire principal. En attendant de saisir la bonne opportunité pour racheter un avion, j’ai investi 50 000 euros en bourse, devenus près de 66 000 en un an et demi. Je ne m’attendais pas forcément à de la reconnaissance, mais pas non plus à cette indifférence, teintée de mépris.

Le point essentiel, c’est qu’on ne peut absolument pas gagner d’argent dans le parachutisme – surtout dans notre configuration actuelle de bras cassés. Il faut savoir s’arrêter quand la passion n’est plus là. Par orgueil, je ne l’avais pas fait avec WebMailS.com, mais j’ai fini par apprendre de mes erreurs.

En 2025, et davantage encore au début de cette année 2026, j’ai pu mesurer l’ingratitude humaine. Je fais ici référence à mes expériences avec Skyindustries, mais aussi à l’ensemble du monde parachutiste. Chaque année, je sponsorisais une ou plusieurs équipes dans des sports aériens : parachutisme bien sûr, mais aussi pilotage (Rêves de Gosses), montgolfière, voltige, et d’autres disciplines encore. Sur 2025, parmi les trois activités sponsorisés, je n'ai pas une seule fois été tenu au courant de la suite de mon mécénat. Et donc, j'ai décidé d'arrêter toute forme de sponsoring. Quand je parle d'ingratitude humaine, je ne fais pas référence ici à Tionis, où la fin de mon contrat découle simplement de la lubie d’une seule personne.

2025 a également marqué mon grand retour au cinéma. Pour être précis, tout avait commencé l'année précédente, en 2024, lorsque j’ai décidé – non sans appréhension – d’investir dans le film d’animation Flow, qui a connu le succès que l’on sait. Mais c’est surtout en 2025 que j’ai pu en mesurer les conséquences financières. J’ai poursuivi sur cette voie en devenant producteur associé sur "Tu me diras", le prochain film de Radu Mihaileanu. En octobre, je me suis rendu au Maroc avec une équipe d’amis pour assister au tournage de ce film, censé se dérouler en Afghanistan. Difficile de l’avouer, mais nous croisons tous les doigts pour une sélection au festival de Cannes.

En 2025, j’ai aussi progressé dans mon engagement politique, même si je ne me fais guère d’illusions : cela ne sauvera pas notre beau pays. Je suis totalement désillusionné par la politique – non seulement à cause des politiciens, mais surtout parce que tout est conçu pour alimenter le spectacle, jusque dans le grand débat de l’entre-deux-tours. La quasi-totalité de l’espace médiatique, ainsi que la justice et l’éducation, sont aujourd’hui tenus par ce que j’appelle « la gauchiasse », qui n’a plus rien à voir avec la gauche – tendance politique autrefois respectable, mais aujourd’hui éteinte.

Cette année, il y aura bien sûr les élections municipales, qui représentent une étape importante pour moi, puisque, pour la première fois, je suis engagé dans une liste candidate pour la mairie de Fénay (qui regroupe en fait les trois villages de Fénay, Chevigny et Domois). Nous verrons bien ce qu’il en ressort au soir du 22 mars. Je précise que je concours sans étiquette. 

En 2025, je n’ai clairement pas fait assez de sport, et mon corps me rappelle régulièrement que la cinquantaine est bel et bien dépassée. Je n’ai pas voyagé autant que je l’aurais voulu. Je forme donc le vœu de retourner en Asie en 2026. 


vendredi 3 janvier 2025

L'excellente surprise Sarah Knafo !

 Je démarre cette année 2025 avec un article dédiée à Sarah Knafo, l'excellente surprise de cette année 2024 qui s'est pourtant révélée être une année calamiteuse pour son parti. 

Je ne regarde plus trop les débats politiques, principalement par manque de temps. J'ai tout de même pris sur moi pour suivre les premiers pas de Sarah Knafo sur la scène médiatique et ce que j'en ai vu m'a enchanté. 

Avant toute chose, je me dois de dire que la politique est très souvent injuste, en particulier aujourd'hui : 

  • Une énorme prime est donnée au charisme et à la capacité oratoire au détriment des autres facteurs, ce qui avantage des personnalités comme Jean-Luc Mélenchon et désavantage les personnes qui font appel à notre capacité de raisonnement, comme Asselineau (*) 
  • Les mesures qu'il faut prendre ne sont pas populaires. Il est très facile à n'importe qui de les dévaloriser. En particulier, il est impossible ne serait-ce que de discuter calmement du sujet de l'immigration sans être taxé de racisme. Et plus nous attendons, plus ces mesures se révéleront à la fois indispensables et impopulaires. 
  • Les mesures "populaires" ( retraite à 60 ans, 35 heures) ont déjà été prises il y a des décennies, 
  • La très grande majorité des médias étant de gauche ou d'extrême gauche (comme le signale avec beaucoup d'humour Laurent Gerra), il est très difficile pour une personne d'assumer un positionnement "de droite", c'est à dire un positionnement libérale sur les sujets liés à l'entreprise ( lire : "pro-business") et plutôt conservateur sur les sujets sociétaux (lire : pas spécialement "woke"). 

Ce dernier point est justement l'une des clés sur lesquelles Sarah a réussi à développer sa différence : affirmer ses idées qui sont aussi, pour la plupart les miennes. 

Contrairement au président du parti Reconquête qui est également son compagnon, Sarah a réussi à présenter ses arguments d'une manière raisonnée sans jamais se départir de son calme et surtout en esquivant systématiquement la polémique. 

Ceci est particulièrement mis en évidence dans l'analyse faite ci-dessous que je ne saurais trop vous recommander :

Cette vidéo énonce une vérité qui m'a longtemps échappé : l'apparence compte en politique qu'on le veuille ou non. Je me souviens de ma surprise silencieuse lorsqu'un membre de ma famille, plutôt modéré m'avait dit : "je déteste Zemmour : il est moche. Il a une tête de rat !" Je m'attendais plutôt à une critique de ses idées... Mais non : c'est ce qui ressortait prioritairement de son analyse du personnage. 

Sarah Knafo ne traine pas non plus de casseroles contrairement à son mentor : il faut dire qu'en 30 ans de vie journalistique, Zemmour a eu le temps avec la verbe débridé qui le caractérise de se faire attaquer, le plus souvent avec des propos qu'il a tenu et qui sont sortis de leur contexte.  

De plus Zemmour a en général besoin de temps pour exprimer sa pensée et les journalistes en face (dont 95% lui sont hostiles) ne lui laissent certainement pas ce privilège. Ils l'interrompent à tout moment et passent rapidement à la thématique suivante. 

Enfin, Zemmour n'est pas un "politicien" au sens classique. Il ne connait pas la langue de bois et le revendique d'ailleurs bien volontiers. Sans pour autant être hypocrite, il est comme je l'ai indiqué plus haut, nécessaire en politique de louvoyer, d'esquiver les attaques quitta à y revenir lorsque l'adversaire (le journaliste) s'y attend le moins. 

Assez surprenant pour moi, il semblerait que les français se soient soudain rendus compte qu'il y a une politicienne qui leur tient un langage de vérité : elle vient d'intégrer le Top 50 des personnalités politiques préférées des français. Cela ne semble pas grand chose en apparence, mais il faut prendre en compte que sa première apparition publique remonte au 28 avril dernier, lors d'une interview avec Benjamin Duhamel. Pour l'année 2024, elle dispose "seulement" de 8 mois de présence médiatique. 


Sarah Knafo a également l'habileté de s'intéresser aux cryptomonnaies, de manière assez adroite, en prenant la création d'une réserve stratégique de Bitcoin, comme Trump l'avait fait. En étant la première à s'y intéresser, elle devient un marqueur de ce sujet et les commentateurs sont obligés de s'y intéresser. C'est en particulier ce qu'a fait Amaury de Tonquedec dans l'émission BFM Crypto en évitant soigneusement de mentionner son nom ainsi que son parti. 

lundi 4 novembre 2024

Le cabinet de Trump 47 sera différent de celui de Trump 45

J'espère avoir le temps de terminer cet article avant que Trump ne devienne n° 47. En principe, il me reste encore au moins 1 jour. 

Les sondages sont serrés, mais je pense que Trump va l'emporter. 


Je pense aussi qu'il y aura de la triche, et possiblement des 2 côtés. La triche lors des élections présidentielles américaines n'est pas une nouveauté de 2020. On se souvient comme Joe Kennedy, le père de JFK se vantait d'avoir acheté les voix pour l'élection de 1960. Plus près de nous, on se rappelle d'Al Gore qui s'est clairement fait voler son élection au profit de George W. Bush. Il y a d'autres affaires de triche, ... Mais ayant donné ces quelques exemples, je ne suis pas un spécialiste. 

Je suis un peu plus inquiet que Tim Walz concernant la qualité des élections... Mais après tout, je suis français : je ne suis pas totalement concerné (en théorie)

On notera d'abord que tout dans cette élection tournera autour de Trump : soit les électeurs iront voter, soit ils iront voter contre lui. Si Kamala perd, ce qui est donc mon scénario favori, personne ne se souviendra d'elle dans 10 ans. 

Bien sûr, Musk est partial, mais je pense que ce qu'il dit est vrai

La plupart des gens qui ne voteront par pour Trump le feront pour une des raisons suivantes : 

  • Ils détestent viscéralement le personnage Trump pour sa vulgarité, son côté outrancier et son égocentrisme. Malheureusement, on ne peut pas dire qu'ils aient totalement tort de ce point de vue et le personnage ne s'est guère amélioré (un peu quand même).
  • Ils pensent sincèrement que Trump est un fasciste, un dictateur ou une menace pour la démocratie. Si c'est le cas, on peut dire qu'ils sont totalement à côté de la plaque.  
  • Ils font partie d'une manière ou d'une autre de l'Etat Profond qui profite des problèmes actuels et/ou a intérêt à nourrir les guerres en cours. 
  • Ils sont influencés par les célébrités qui, unanimement, ont choisi Kamala Harris. Il y aurait bien à dire sur ce choix, mais cela dépasserait le cadre du billet. 

Il y aussi une petite minorité qui ne souhaite pas voter Trump pour les bonnes raisons : c'est quelqu'un qui a augmenté la dette d'une manière spectaculaire, qui n'était pas particulièrement attentif à ses dossiers et qui a pris beaucoup de vacances pendant son mandat. 

Sauf que ces 3 reproches sont encore plus appropriés à l'égard des Démocrates qui ont passé les 4 dernières années au pouvoir. La dette a augmenté davantage sous Biden que sous Trump, tout le monde est par ailleurs au courant de l'état cognitif de Joe Biden qui est, par ailleurs, le président qui a passé le plus de temps en vacances. 

Quand je vois par ailleurs que Dick Cheney, l'ultra-crapule néocon se tourne vers Kamala Harris, j'ai vraiment envie de dire que c'est une argument très fort pour NE PAS votrer Démocrate. Voter dans le même sens que Dick Cheney (ou sa fille Liz), c'est voter pour le parti de la guerre. 

Et donc lorsque le Figaro se pose la question "pourquoi des républicains informés et rationnels votent Trump" ? on a envie de répondre : "peut-être parce qu'ils sont informés et rationnels ?"

samedi 2 novembre 2024

Rings of Power Saison 2 : encore plus nul que ce que je craignais !

J'ai enfin pris sur mois de terminer le visionnage complet de la deuxième saison de la série Les Anneaux de Pouvoir et je pense mériter une médaille à ce titre.

Ce que j'ai vu est plutôt excécrable et dénote à la fois d'un manque d'imagination et d'un manque de respect de l'oeuvre de Tolkien. Je m'étais déjà farci en 2022 la saison 1 que j'avais trouvé très moyenne. Mais à ce moment là, j'avais décidé de faire preuve d'indulgence. Il faut souvent un peu de temps à une série télévisée pour mettre en place l'ambiance, les personnages et concevoir tous les "noeuds" de l'intrigue qui seront patiemment dénoués dans les saisons suivantes. Et puis, il faut le reconnaitre les paysages, les décors et les costumes remontaient un peu le niveau. Pour la seconde saison, le charme s'est dissipé et on s'attend à un tout cohérent sur le plan de la série. De ce point de vue, la déception est totale.


Commençons par les personnages, qui ne ressemblent en rien à leur description dans le Seigneur des Anneaux ou même le Silmarillion. 

Mention spéciale pour Galadriel qui souffre vraiment de la comparaison avec son alter ego des 3 films, incarnée par Cate Blanchett. Une image vaut mille mots :

Les autres personnages ne sont pas en reste: Gil-Galad est en permanence complètement à l'Ouest (si j'ose dire). Même après avoir le dernier épisode, on a du mal à l'imaginer combattant Sauron. Elrond passe son temps à faire des manigances et se permet d'embrasser Galadriel, sa cousine.

Le soi-disant révélation de fin de saison selon laquelle l'Etranger est l'Istar Gandalf tombe bien sûr complètement à plat (puisqu'elle a déjà annoncé à demi-mots dans la fin de la première saison), donne une mauvaise image de ce magicien qui est l'un des personnages majeurs du Seigneur des Anneaux et est bien sûr incohérente.   

Je passe rapidement sur le côté ultra-woke de l'émission avec l'impérieuse nécessité d'avoir des représentants de toutes les ethnies parmi la population des Elfes, des Hommes, des Nains et même des Hobbits. On sent que s'ils pouvaient placer un homosexuel, ils le feraient. En écrivant cela, je ne suis pas homophobe, mais je dis juste que les préoccupations sociales de notre époque n'ont rien à voir avec le "lore" de Tolkien. 

Il y a également un gros problème avec le personnage de Tom Bombadil : on sent que les concepteurs de la série utilisent ce personnage éminemment symbolique comme solution "putaclic" pour attirer des spectateurs. Le fait de l'entendre reprendre les mêmes mots que Gandalf dans le premier tome "la Communauté de l'Anneau" prouve que les scénaristes n'ont aucune capacité inventive. 

En résumé, par rapport aux livres du professeur Tolkien, cette oeuvre est une "fan fiction" avec un nombre de libertés prises tel qu'elle ne peut plus prétendre respecter l'oeuvre. 
Après tout, pourquoi pas ? Mais dans ce cas-là, il faudrait au moins avoir une histoire cohérente et rythmée.

Or, il n'y a absolument aucun rythme : les histoires s'enchainent sans rapport les unes avec les autres et sans "climax" de fin pour les relier d'une manière ou d'une autre. Quel lien entre la quête de Nori, de Poppy et de l'Etranger, les manigances au royaume de Numénor et l'ascension d'Annatar au royaume d'Eregion, sans compter bien sûr ce qui se passe chez les Nains, ... La plupart du temps, chaque épisode est obligé de se perdre en dialogues insipides pour essayer en vain d'apporter un lien entre chaque scène. 

J'ai gardé le meilleur (ou le pire) pour la fin : l'intrigue ne tient pas debout une seconde. Quelques exemples : 

  • Annatar (Sauron) s'introduit en Eregion, supplie Celebrimbor de l'accepter en tant qu'apprenti et en devient le boss en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, à tel point que le commandement militaire prend ses ordres de lui et non plus de Celebrimbor. 
  • Le périple d'Isildur en Terre du Milieu n'est pas du tout crédible et il tombe bien sûr amoureux de la première paysanne venue alors même qu'elle vient de le poignarder. Les exploits accomplis par son cheval pour le retrouver ne sont pas crédibles une seule seconde. 
  • Les décisions de l'Elfe Noir Adar ne sont pas non plus cohérentes : il craint Sauron et passe son temps à vouloir le supprimer une bonne fois pour toute alors qu'il affirme de manière répétée l'avoir tué dans une scène du premier épisode (plutôt réussie d'ailleurs !)
  •  Le comportement de Celebrimbor est également absurde au mieux : sa façon se faire piéger par Annatar, son comportement ridicule avec Gil-Galad et même Galadriel et même son niveau d'implication dans la création des Anneaux de pouvoir ne sont pas logiques. 


Je vais essayer de trouver un élément positif à ce naufrage : les décors continuent d'être somptueux et même s'ils ne compensent pas la sensation globale de gâchis, rendent la pilule un peu plus douce à avaler. 

4 visions différentes de la future réserve de valeur. Qui aura raison ?

 Il y a quelques temps, j'ai eu l'opportunité d'interviewer mon cher ami, Eric Larcheveque. Eric est devenu, depuis sa participa...