vendredi 15 avril 2022

Un bon résumé des difficultés de la vie

 Une fois n'est pas coutume, je transfère sans même la commenter, cette image qui reflète bien ma propre expérience des difficultés de la vie et de la manière dont certaines choses que nous prenons pour acquises ne vont clairement pas de soi. 

Je m'identifie bien à la plupart de ces 11 vérités, bien qu'elles puissent paraitre contre-intuitives. 

Cette image est issue de la consultation du compte de Sahil Bloom. Vous pouvez visualiser le fil d'informations ici

dimanche 10 avril 2022

L'ultra-crétin

 La situation actuelle est vraiment déprimante : j'ai vraiment envie de prendre le temps d'écrire des articles de qualité sur la présidentielle, la guerre en Ukraine, la montée des métaux précieux, Yul Brynner, la pseudo "startup nation" qui s'écroule, ... Mais en fait, je ne dispose pas du temps nécessaire. 

J'en suis réduit à ne retenir que les articles les plus simples, les plus évidents, ceux sur lesquels j'imagine, j'espère, qu'il y aura un consensus, y compris de la part des principaux incriminés. 

Et donc, le fond de cet article, le voici : nous sommes entourés d'abrutis, en tout cas en France.

Comme le disait Franck Boizard, dans l'un de ses tweets, les français ont choisi de se suicider par la bêtise (ses propos sont plus directs) : 

La mémoire de poisson rouge des français en particulier et des occidentaux en général, conjuguée à un manque d'intérêt pour la "chose politique" les pousse à des approximations, à des décisions basées sur un ressenti. 

Les relations que j'interroge me disent par exemple : "Globalement, Macron a quand même bien géré l'économie". J'essaie de ne pas glousser, de leur demander d'expliciter en quoi Macron a pris soin de l'économie. Et .... Rien. Dans le meilleur des cas, j'ai droit à un laïus sur les PGE (Prêts Garantis par l'Etat). Aucun de mes interlocuteurs ne réalise que derrière chaque actif (le PGE), il y a un passif (l'inscription des prêts dans les comptes de l'état). Et quand on me signale que de toute façon, les prêts ne seront pas remboursés, très peu de mes interlocuteurs imaginent que cela pourrait mal se passer.

J'estime que le "trop plein d'informations" est aussi responsable de cet état de fait : nous sommes tellement abreuvés de nouvelles dont un bon nombre sont fausses, d'informations et de débats contradictoires que peu de gens ont envie de faire les efforts nécessaires pour trier, classer et recouper l'information.  

Comme le dit si bien, Bruno Bertez, notamment en parlant de l'Ukraine, 

Enfin bref, venons-en au héros de cet article : Bruno Le Maire. 

Bruno n'est clairement pas le seul à mériter le qualificatif, sujet de mon email, mais il est clairement emblématique de la dérive actuelle de nos élites. 

Quasiment tout ce que raconte ce clown est sujet à caution. Ou pour le dire carrément, ce type a presque systématiquement tout faux ! 
Notez le "presque" malheureux dans ce cas, puisqu'il arrive parfois à être proche de la vérité. On ne peut même pas le considérer comme une boussole inversée !

Les cons, ça ose tout comme l'a si bien relevé Audiard : pas étonnant dans ces conditions que le locataire de Bercy pense déjà à 2027 comme on peut le relever ici et là.  

Tout le monde se souvient, je pense, de la prévision de Bruno fin Février 2020, quelques jours avant le premier confinement, indiquant que le Covid coûterait 0,1% de croîssance
Vous me direz sans doute qu'à l'époque, personne ne pourrait prévoir et c'est vrai. Mais cela n'aurait pas dû l'empêcher de fermer sa gueule !

En Février 2022, nous avons appris que BLM ne voyait pas de risques économiques suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Sans blagues ! Les conséquences, qui seront forcément au rendez-vous, n'ont pas encore été intégrées et elles ne le seront pas avant le deuxième tour de l'élection présidentielle, et plus probablement encore avant la fin des législatives. 
Mais quel intérêt de dire ce genre de choses : cela n'apporte pas d'eau au moulin, cela ne sert à rien, si ce n'est à dilapider le peu de légitimité qui lui reste ?

Enfin, et c'est le bouquet : sa quasi-déclaration de guerre économique à la Russie le 1er Mars, dans laquelle il annonce que la France va provoquer l'effondrement de l'économie Russe
Cette annonce était tellement énorme qu'elle a provoqué une contre-réaction de Medvedev 

On pourrait multiplier les exemples de bourdes en tout genre, ... Mais à quoi bon ?

Ce type est un crétin fini, nous sommes tout d'accord là dessus. Je pense que, pendant ses éclairs de lucidité, il est lui-même d'accord pour se qualifier de dégénéré. 
Et bien figurez-vous que c'est l'un des moins crétins de ce gouvernement ! Qu'il s'agisse de Schiappa, de Véran, de Bachelot, de Dupond-Moretti, de Florence Parly ... Quelle bande d'incapables !

Vous l'avez compris, je n'ai ce jour, certainement pas choisi de voter pour le locataire actuel de l'Elysée. 

A l'heure où je "mets sous presse", il semblerait que Macron et Le Pen soient en tête du premier tour : j'ai bien l'impression que nous boirons le calice jusqu'à la lie. 


jeudi 27 janvier 2022

Vente de ma société

 

Mon retour à ce blog coïncide avec la vente de ma société, Secureware, ce qui en soi, n'est pas étonnant, tant la conduite au quotidien d'une société est un événement chronophage. 

Les raisons pour lesquelles j'ai vendu Secureware sont nombreuses et je ne vais pas les partager sur un blog public, même si mes lecteurs sont aussi nombreux que des spectateurs à une séance en salles du film Lovelace. 

L'acquéreur, le groupe Constellation, au travers de sa filiale, Novahé est une entité vraiment dynamique et ambitieuse qui a su créer une offre cohérente, faire grossir en organique et en acquisitions externes leur chiffre d'affaires pour atteindre en quelques années à peine la barre des 100 millions d'euros tout en restant rentables. Ce qu'ils ont fait est impressionnant. 

Leurs projections et leur ambition m'ont séduit à tel point que j'ai accepté de réinvestir la quasi intégralité de ma plus-value sur des titres de Novahé. C'est pour dire que l'enrichissement personnel ne faisait pas partie des motifs conduisant à la vente. 

J'ai donc vendu ma société, au travers d'une signature électronique, environ 7 ans et demi après l'avoir créée.

J'écris cet article pour essayer de démêler mes impressions et d'analyser les causes de la vente et la difficulté d'être entrepreneur en France, surtout dans cet univers communément appelé des "startups" où sont labellisés la plupart des entreprises informatiques, qu'elles proposent un service ou un produit. 

Au delà de la satisfaction légitime d'avoir recréé de zéro une entreprise, tout en restant rentable pendant toutes ces années, il y a aussi une forte mélancolie relative à cette odyssée, ce qu'elle aurait pu devenir et la difficulté de faire croître une affaire en France. 

Tout d'abord, un peu de contexte : Secureware avait pour avantage et pour inconvénient principal d'opérer dans le domaine de la cybersécurité. 

L'avantage est qu'il s'agit d'un secteur porteur, donc il n'est pas trop compliqué de trouver des clients. L'inconvénient est qu'il s'agit d'un secteur porteur en sous-effectif chronique et donc il est très difficile de trouver des employés convenables, encore plus de les fidéliser. 

Dans mon cas, cela a été un réel problème : je n'ai pas vraiment pu trouver le ou les associés avec lesquels il aurait été possible de structurer l'équipe pour la rendre moins dépendante de moi.
Je pense que c'est majoritairement de ma faute. 
J'ai trop fait assaut d'honnêteté : dans un monde naturellement porté vers le clinquant, il ne faut pas hésiter à travestir un peu la vérité pour attirer les talents. Malheureusement pour moi, ce n'est pas mon style. 

Pour compenser l'absence d'associés, j'ai fait appel à des investisseurs du style "business angels". C'était une erreur majeure et je l'ai payé cash sur le plan de la rentabilité, pour leur plus grand bonheur. 

L'autre point noir est, en France, le niveau des charges obligatoires.  

Même en ayant l'oeil sur tout, le niveau des dépenses incompressibles est tel qu'il faut vraiment prendre des marges incroyables pour s'en sortir. Et je ne parle pas des dépenses induites que sont la comptabilité, le juridique et l'assurance responsabilité civile.   

En bref, pour espérer gagner un euro, il faut au minimum en gagner trois. Cela n'est peut être pas très imagé, mais si l'on veut dégager 100 000 euros de résultat d'exploitation, il faut plutôt viser 300 000 euros. 

Il est pourrait être tentant en examinant le parcours financier de Secureware de se dire que cela s'est finalement bien déroulé, mais cela reviendrait à jeter un voile pudique sur le combat permanent que cela a représenté. 

mardi 16 février 2021

The curious case of Donald John Trump

 

Cet article était quasiment prêt à être publié à la suite de l'élection de Novembre. Il est resté dans ma boite de "brouillons" et cela m'a permis de rajouter quelques petits détails structurels, sans rien changer sur le fond de l'analyse.

samedi 13 février 2021

L'opportunité sur le marché du métal argent

Copyright Bloomberg

Ces dernières semaines, tout le monde a les yeux rivés sur le cours des cryptos monnaies, et pour ceux qui s'estiment être les plus avisés, le jeu à la mode est de deviner quelle est la prochaine crypto-monnnaie dont le cours va s'envoler prochainement. 

A cette aune l'Ether (ETH) tient la corde. Même si beaucoup parient également sur le Polkadot (DOT). Il y a également tout un troupeau d'individus qui se disent que si Elon Musk parle du Dogecoin ( DOGE), c'est que ce cette dernière présente de sérieux atouts. C'est oublier que Dogecoin a été conçu spécifiquement comme une farce, comme une cryptomonnaie officiellement sans objet spécifique autre que le fait de plaisanter, presque comme un canari de mesure de l'enthousiasme délirant des investisseurs pour tout ce qui a trait aux blockchains. 

Aujourd'hui, ce canari est valorisé près de 9,5 milliards de dollars

C'est surtout ma découverte issue de la lecture de cet article : "The bit short" qui m'a fait prendre conscience que la grande majorité des flux était issue de l'impression débridée de Tethers, des stablecoins, soi-disant garantis par un montant équivalent en dollars. 

J'ai déjà eu l'occasion dans un article publié sur Objectif Eco de publier une grande partie de mes doutes sur la croîssance future du BTC et par conséquent des autres cryptomonnaies, maintenant qu'il est avéré, selon moi, que cette croissance ne dépend que de l'augmentation continue de ceux que l'on appelle les stablecoins. 

En ce mois de Février 2021, l'impressions de Tethers USDT (qui sont censés être soutenus par le montant équivalent en dollars où au moins des actifs équivalents) se poursuit à des niveaux qui donnent le vertige. 

Cette "impression" de 1100 millions de dollars le 12 Février fait suite à une impression de 1000 millions deux jours avant

Cet espèce de schéma de Ponzi qui maintient coûte que coûte la valorisation du Bitcoin (car maintenant l'ensemble du processus en est un, alors que le concept Bitcoin, lui, ne l'est pas du tout) est parfaitement expliqué par un blogueur qui répond au doux surnom de Trolly McTrollface : "The Great Bitcoin Collateral Flippening".

Aujourd'hui, j'en ai la conviction : ce jeu est vicié, au moins dans la valorisation actuelle. Je ne suis pas partie prenante. 

J'ai accueilli avec pas mal d'enthousiasme l'arrivé des cryptomonnaies quand j'ai eu l'occasion de les étudier, au début de 2013. 

Mais je ne pensais pas du tout que nous arriverions à ce niveau de valorisation, et que l'écrasante majorité des acteurs n'était dans le jeu que pour revendre plus cher plus tard ... ce qui témoigne finalement d'une confiance somme toute relative dans la capacité de Bitcoin à remplacer le dollar US.   

Même compte tenu de ces éléments, en Juillet 2020, j'étais enthousiaste au sujet des cryptomonnaies. J'avais écrit un article intitulé "tous les voyants sont au vert pour le Bitcoin". 

Aujourd'hui, je parierais plutôt sur une correction, d'au moins 20% (ou même plus), même si, naturellement, tout est possible avec des banques centrales et des offices fantômes qui impriment à tour de bras. 

La conviction que j'avais originellement sur les cryptomonnaies, je l'ai aujourd'hui et bien plus encore sur les métaux précieux, en particulier celui de l'argent. 

Appelons le : "silver" pour bien le différencier de la monnaie qu'il incarne au point d'utiliser le même mot en français et dans plus d'une dizaine de langues. 

Cette conviction est ancienne chez moi, bien antérieure à celle sur le marché des cryptos, et pour être réaliste : elle ne s'est pas concrétisée. Ou pas vraiment.

A 27 dollars l'once,  le métal argent reste encore plus de 40% en dessous de ses plus hauts de 2011. On peut difficilement l'accuser d'être survalorisé. 

L'action des WallStreetBets dont j'ai parlé dont un autre article semble, à première vue avoir échoué, mais elle a eu au moins le mérite de mettre en avant la situation du marché du métal argent auprès de la génération des "millenials".


Et à mon avis, cette action va aller en s'amplifiant.

Je ne vois pas pourquoi dans les 3 ans le prix du silver ne serait pas multiplié au moins par deux, et ce quel que soit le scénario envisagé. 

L'une des hypothèses que j'envisage est celle d'une déflation survenant dans les prochains mois. Dans ce cas de figure, renforcé par l'évolution récente du taux américain à 10 ans, qui est un plus haut depuis un an. 
Si cela se produit, tous les actifs, y compris les métaux précieux vont chûter. Mais la baisse serait de courte durée, tout simplement parce que les banquiers centraux ne peuvent pas accepter une situation de déflation prolongée : trop de faillites d'entreprises sont en jeu. On retrouverait une injection massive de liquidités comme en Mars 2020, et les prix des actifs remonteraient de manière verticale.

L'autre hypothèse est celle d'une inflation forte. Dans ce cas de figure, les métaux précieux se comporteront encore mieux. 

Bien entendu, il y a beaucoup d'actifs qui pourraient voir leur prix multiplié au moins par deux, mais il y en a vraiment peu, qui seraient susceptibles de le faire, dans tous les cas de figure, y compris une dépression économique. 

Voulez-vous savoir à quoi ressemble un "short squeeze" sur un métal précieux, tel que celui que les WallStreeSilver tentent de mettre en place ?  Regardez le cas du Rhodium ou même du Palladium. 

Cours du Rhodium sur 1 an - Copyright MoneyMetals.com

 Le cours était à 9000 Dollars l'once en Août 2020. Moins de six mois plus tard, il a plus que doublé.

Il n'y a pas de "futures" sur le marché du rhodium. Il s'agit simplement d'une augmentation de la demande. 

Là où ça devient intéressant, en en discutant autour de moi, c'est que beaucoup de gens cherchent, et cela est légitime, un moyen de sauvegarder leur épargne, mais choisissent de faire la sourde oreille lorsque je leur parle du potentiel du "silver", cela ne les intéresse pas, ils ne font pas le rapport. 

Je suis bien obligé de constater que l'on me demande souvent mes avis financiers, mais que ces derniers glissent sur ceux qui les reçoivent.

Et pourtant, je le redis : l'investissement dans le métal argent, que cela soit de l'argent physique ou bien l'achat d'actions de sociétés minières spécialisées représente aujourd'hui en ce début de 2021, le meilleur rapport risque / rendement (encore plus que l'or), quelle que soit la tournure que prend l'économie.

4 visions différentes de la future réserve de valeur. Qui aura raison ?

 Il y a quelques temps, j'ai eu l'opportunité d'interviewer mon cher ami, Eric Larcheveque. Eric est devenu, depuis sa participa...