Cet article était quasiment prêt à être publié à la suite de l'élection de Novembre. Il est resté dans ma boite de "brouillons" et cela m'a permis de rajouter quelques petits détails structurels, sans rien changer sur le fond de l'analyse.
Cet article était quasiment prêt à être publié à la suite de l'élection de Novembre. Il est resté dans ma boite de "brouillons" et cela m'a permis de rajouter quelques petits détails structurels, sans rien changer sur le fond de l'analyse.
Ces dernières semaines, tout le monde a les yeux rivés sur le cours des cryptos monnaies, et pour ceux qui s'estiment être les plus avisés, le jeu à la mode est de deviner quelle est la prochaine crypto-monnnaie dont le cours va s'envoler prochainement.
A cette aune l'Ether (ETH) tient la corde. Même si beaucoup parient également sur le Polkadot (DOT). Il y a également tout un troupeau d'individus qui se disent que si Elon Musk parle du Dogecoin ( DOGE), c'est que ce cette dernière présente de sérieux atouts. C'est oublier que Dogecoin a été conçu spécifiquement comme une farce, comme une cryptomonnaie officiellement sans objet spécifique autre que le fait de plaisanter, presque comme un canari de mesure de l'enthousiasme délirant des investisseurs pour tout ce qui a trait aux blockchains.
Aujourd'hui, ce canari est valorisé près de 9,5 milliards de dollars.
C'est surtout ma découverte issue de la lecture de cet article : "The bit short" qui m'a fait prendre conscience que la grande majorité des flux était issue de l'impression débridée de Tethers, des stablecoins, soi-disant garantis par un montant équivalent en dollars.
J'ai déjà eu l'occasion dans un article publié sur Objectif Eco de publier une grande partie de mes doutes sur la croîssance future du BTC et par conséquent des autres cryptomonnaies, maintenant qu'il est avéré, selon moi, que cette croissance ne dépend que de l'augmentation continue de ceux que l'on appelle les stablecoins.
En ce mois de Février 2021, l'impressions de Tethers USDT (qui sont censés être soutenus par le montant équivalent en dollars où au moins des actifs équivalents) se poursuit à des niveaux qui donnent le vertige.
Cet espèce de schéma de Ponzi qui maintient coûte que coûte la valorisation du Bitcoin (car maintenant l'ensemble du processus en est un, alors que le concept Bitcoin, lui, ne l'est pas du tout) est parfaitement expliqué par un blogueur qui répond au doux surnom de Trolly McTrollface : "The Great Bitcoin Collateral Flippening".
Aujourd'hui, j'en ai la conviction : ce jeu est vicié, au moins dans la valorisation actuelle. Je ne suis pas partie prenante.
J'ai accueilli avec pas mal d'enthousiasme l'arrivé des cryptomonnaies quand j'ai eu l'occasion de les étudier, au début de 2013.
Mais je ne pensais pas du tout que nous arriverions à ce niveau de valorisation, et que l'écrasante majorité des acteurs n'était dans le jeu que pour revendre plus cher plus tard ... ce qui témoigne finalement d'une confiance somme toute relative dans la capacité de Bitcoin à remplacer le dollar US.
Même compte tenu de ces éléments, en Juillet 2020, j'étais enthousiaste au sujet des cryptomonnaies. J'avais écrit un article intitulé "tous les voyants sont au vert pour le Bitcoin".
Aujourd'hui, je parierais plutôt sur une correction, d'au moins 20% (ou même plus), même si, naturellement, tout est possible avec des banques centrales et des offices fantômes qui impriment à tour de bras.
La conviction que j'avais originellement sur les cryptomonnaies, je l'ai aujourd'hui et bien plus encore sur les métaux précieux, en particulier celui de l'argent.
Appelons le : "silver" pour bien le différencier de la monnaie qu'il incarne au point d'utiliser le même mot en français et dans plus d'une dizaine de langues.
Cette conviction est ancienne chez moi, bien antérieure à celle sur le marché des cryptos, et pour être réaliste : elle ne s'est pas concrétisée. Ou pas vraiment.
A 27 dollars l'once, le métal argent reste encore plus de 40% en dessous de ses plus hauts de 2011. On peut difficilement l'accuser d'être survalorisé.
L'action des WallStreetBets dont j'ai parlé dont un autre article semble, à première vue avoir échoué, mais elle a eu au moins le mérite de mettre en avant la situation du marché du métal argent auprès de la génération des "millenials".
Et à mon avis, cette action va aller en s'amplifiant.
Je ne vois pas pourquoi dans les 3 ans le prix du silver ne serait pas multiplié au moins par deux, et ce quel que soit le scénario envisagé.
L'une des hypothèses que j'envisage est celle d'une déflation survenant dans les prochains mois. Dans ce cas de figure, renforcé par l'évolution récente du taux américain à 10 ans, qui est un plus haut depuis un an.
Si cela se produit, tous les actifs, y compris les métaux précieux vont chûter. Mais la baisse serait de courte durée, tout simplement parce que les banquiers centraux ne peuvent pas accepter une situation de déflation prolongée : trop de faillites d'entreprises sont en jeu. On retrouverait une injection massive de liquidités comme en Mars 2020, et les prix des actifs remonteraient de manière verticale.
L'autre hypothèse est celle d'une inflation forte. Dans ce cas de figure, les métaux précieux se comporteront encore mieux.
Bien entendu, il y a beaucoup d'actifs qui pourraient voir leur prix multiplié au moins par deux, mais il y en a vraiment peu, qui seraient susceptibles de le faire, dans tous les cas de figure, y compris une dépression économique.
Voulez-vous savoir à quoi ressemble un "short squeeze" sur un métal précieux, tel que celui que les WallStreeSilver tentent de mettre en place ? Regardez le cas du Rhodium ou même du Palladium.
Le cours était à 9000 Dollars l'once en Août 2020. Moins de six mois plus tard, il a plus que doublé.
Il n'y a pas de "futures" sur le marché du rhodium. Il s'agit simplement d'une augmentation de la demande.
Là où ça devient intéressant, en en discutant autour de moi, c'est que beaucoup de gens cherchent, et cela est légitime, un moyen de sauvegarder leur épargne, mais choisissent de faire la sourde oreille lorsque je leur parle du potentiel du "silver", cela ne les intéresse pas, ils ne font pas le rapport.
Je suis bien obligé de constater que l'on me demande souvent mes avis financiers, mais que ces derniers glissent sur ceux qui les reçoivent.
Et pourtant, je le redis : l'investissement dans le métal argent, que cela soit de l'argent physique ou bien l'achat d'actions de sociétés minières spécialisées représente aujourd'hui en ce début de 2021, le meilleur rapport risque / rendement (encore plus que l'or), quelle que soit la tournure que prend l'économie.
La Bourse est un univers assez intéressant, quand on y pense.
En cherchant bien, on peut trouver sur la cote parisienne, quelques actions très décotées qui capitalisent actuellement moins que leurs trésorerie. En voici simplement trois :
Il y a tout d'abord Total Gabon, dont j'ai déjà parlé dans un précédent article, qui même après la distribution en Septembre d'un dividende exceptionnel de l'ordre de 37 € par titre, issu de la vente de certains champs pétroliers à Perenco Oil and Gas, capitalise aujourd'hui entre 150 € et 155 € par titre en trésorerie nette. La valorisation finale est difficile à calculer, car elle dépend d'une part du cours du dollars en euros, relativement fluctuant, et du prix de vente final de ces champs. Mais en tout état de cause, elle est probablement supérieure à 150 € titre, contre une valorisation actuelle inférieure à 110 €.
Effectivement, il y a une certaine incertitude quant au prix du baril et même au changement d'actionnaire de référence de la société, mais il faut bien trouver des raisons qui expliquent ce prix bas.
La deuxième action qui capitalise en dessous de sa trésorerie nette est COFIDUR ( ALCOF ) dont la valorisation actuelle est de l'ordre de 10 M€ (ce qui correspond à un prix de l'action de 266 € à l'heure où nous mettons sous presse).
Bien sûr, on peut imaginer que la société va aller de mal en pis. Mais à mon avis, cela ne sera pas le cas, même avec ce deuxième confinement qui démarre.
L'activité de sous-traitance électronique de Cofidur, focalisée sur des opérations spécifiques qui ne sont que peu ou pas délocalisables pour tout un nombre de raisons laisser à penser que la société sera en situation de remonter la pente. La volonté de l'état français de reprendre la souveraineté d'un certain nombre de secteurs peut même jouer en ce sens. Je ne serai pas surpris que Cofidur termine l'année 2020 avec une faible perte.
Le troisième larron de cette foire aux valeurs est la société Gevelot.
Gevelot est une société bicentenaire (créée en 1820 !) spécialisée dans la conception, fabrication et commercialisation de pompes, de systèmes de carburation et d'équipements pour les appareils à gaz.
La société est présente dans plus de 24 pays en Europe, Afrique, Amérique et Asie.
A cette heure, Gevelot dispose d'une capitalisation de l'ordre de 115 M€.
Le résultat net du premier semestre est négatif de 2,1 M€ suite aux perturbations du Covid. Malgré cela, la trésorerie nette est de l'ordre de 136 M€, si j'ai bien calculé. Elle reste supérieure à la valorisation.
"It is difficult to get a man to understand something when his salary depends upon his not understanding it"Upton Sinclair
Nous sommes donc repartis pour un mois de confinement.
Un mois ? Voire.
Les rumeurs les plus persistentes de mes blogs complotistes favoris parlent plutôt de 8 semaines et même 12. Et même la presse respectable et respectée s'y met.
J'ai souvent dit que l'économie s'écroulerait, si nous repartions pour un reconfinement. Nous y sommes.
Bien entendu, le gouvernement a fait le maximum pour nous reconfiner tout en nous permettant de travailler. C'est une mascarade.
Je passe sur la prestation télévisuelle de Macron du 28 Octobre pour ses annonces. Je n'ai pas de temps pour la commenter où alors, il y aurait trop à dire. Interrogeons-nous simplement sur le chiffre de 400 000 morts jetés en pâture, sans justification. Pour rappel, nous en sommes à un peu moins de 35 000 morts sur sept mois et j'ai la nette impression que même ce chiffre a été gonflé aux stéroïdes.
Il y a un point commun entre tous ceux qui sont partisans de ce confinement (à part le fait que ce sont des abrutis ou des traites ou les deux), c'est comme l'a fort heureusement fait remarquer Pascal Praud dans son émission du 30 Octobre (à partir de 25:30), qu'ils ne risquent pas de perdre d'argent.
Tout ceux qui acceptent de bon coeur le confinement ou même qui trouvent qu'on n'en fait pas assez, sont ceux qui n'en sont pas impactés financièrement, ou alors juste à la marge.
Bien entendu, ces mêmes personnes trouveront toute une foule de pseudo-arguments pour nous faire croire que : "pas du tout, mon bon Monsieur. Avec le confinement, j'ai perdu beaucoup parce que ceci ou cela". Ou bien, comme on l'en a entendu "si cela continue, moi aussi je risque de perdre beaucoup".
Le moyen simple d'arrêter ce confinement ultra-destructeur pour notre économie, c'est de demander à tous ceux qui prennent les décisions et à tous ceux dont le salaire est garanti (les fonctionnaires, mais pas seulement) de partager les affres des indépendants, des commerçants, des petits artisans.
Vous voulez du confinement, M. Delfraissy ? Très bien.
Vous arrêtez vous aussi votre salaire.
Qu'on ne vienne pas me dire qu'il y a des mesures d'accompagnement ... D'une part ces mesures coûtent à la collectivité (il n'y a pas de repas gratuits), d'autre part, ces mesures ne compensent pas l'arrêt de l'activité au niveau financier et sur tout un tas de facteurs, en particulier l'aspect psychologique.
Que cette mesure soit mise en place pour l'ensemble des décideurs, ... Et je vous promets qu'on choisira collectivement très vite de vivre avec les conséquences plutôt que d'affronter une perte de pouvoir d'achat gargantuesque.
Non seulement, le soi-disant conseil scientifique ne perd pas d'argent pendant ce confinement, mais certaines mauvaises langues se permettent de dire qu'un grand nombre de ses membres en gagnent davantage.
Il y a quelques temps, j'ai eu l'opportunité d'interviewer mon cher ami, Eric Larcheveque. Eric est devenu, depuis sa participa...