vendredi 21 août 2026

L'intelligence artificielle

 

Je m'aperçois que je n'ai toujours pas écrit d'article sur l'invention la plus révolutionnaire du 21ème siècle, et peut-être même de toute l'histoire de l'humanité. 

Je vais dans ce petit texte regrouper un condensé de mes pensées sur le sujet. Comme je n'ai pas beaucoup de temps, je ne vais pas m'attarder à essayer de démontrer chacune de mes affirmations. Si vous n'êtes pas d'accord avec ce que j'écris, tant pis pour vous (ou pour moi). Commençons. 

L'intelligence artificielle est une guerre d'attrition, du moins en ce qui concerne la création des cerveaux (les Large Langage Models).  

C'est également une guerre avec un enjeu géopolique très fort entre la Chine et les Etats-Unis. 

Je pense que la Chine va gagner cette guerre (de même qu'elle conquiert tous les domaines d'activité auxquels elle s'attaque avec vigueur). Cela commence à apparaitre de manière plus ou moins évidente désormais, avec par exemple la sortie de GLM 5.3. Mais je le pense depuis au moins un an, alors que c'était moins évident.  

Si la Chine gagne la bataille de l'Intelligence Artificielle (et des semiconducteurs) comme elle s'apprête à le faire, alors l'Occident et en particulier les Etats-Unis auront définitivement perdu. Il ne sera même pas nécessaire de faire la troisième guerre mondiale, ce qui est quand même très encourageant. 

L'IA a une conséquence fortement déflationniste pour la majorité des professions intellectuelles : experts-comptable, avocats, développeurs logiciels, sociétés de conseils,... 

C'est une bonne chose : j'ai toujours été estomaqué en particulier par les tarifs jours des grandes sociétés de conseils ( Accenture, McKinsey, E&Y, Cap Gemini,...)

Encore aujourd'hui, quand je lis des tarifs d'abonnements de 80 € (ou davantage) par utilisateur et par mois pour accéder à Salesforce qui n'est rien d'autre qu'une base de données organisée, je continue d'être estomaqué. Il va falloir que tous ces éditeurs redescendent sur terre. L'IA les y aidera. Elle a déjà commencé à le faire sur le plan des valorisations. 

L'IA aura, c'est inévitable, des conséquences négatives pour les jeunes des professions intellectuelles sus-indiquées qui viennent d'entrer sur le marché de l'emploi et auxquels on ne laissera pas la chance de se développer. Tout cela va bien sûr contribuer à dégrader encore un peu plus le taux de chômage. 


Financièrement, l'IA est une gigantesque bulle financière qui n'attend que d'exploser. 

Lorsque j'écris cela, j'ai l'impression d'écrire une banalité, comme si je disais que l'inflation est notre avenir.  

Lorsque la bulle de l'IA explosera, ce sera terrible : une crise du type 2008 mais en pire. 

Et cela interviendra à un moment où les marchés sont déjà gorgés d'injections monétaires. En fait, je pense que l'étincelle sera provoquée par une crise de la dette. Donc, pendant un tout premier temps, les autorités monétaires auront du mal à éteindre l'incendie avec une énième injection. 

Si vous avez investi dans une société dont le coeur de métier est de développer un LLM ( Anthropic, OpenAI et dans une moindre mesure Meta, Alphabet et SpaceX) :  sortez dès que possible.

Petite parenthèse : Anthropic préparerait une IPO à une valorisation égale voire supérieure à celle de SpaceX.  

Pour le coup, alors même que SpaceX vient de sortir Grok 4.6 qui est très favorablement noté, à tout prendre, je pense qu'il est quand même plus intéressant (ou moins défavorable) d'acheter SpaceX qui au moins construit des fusées qu'Anthropic qui se consacre exclusivement à son LLM.  

Si vous avez investi dans une boite qui ne dépend pas d'un LLM pour sa survie mais dont le business est étroitement corrélé à l'I.A. (style Nvidia, Amazon,...) : vous avez encore un peu de temps, mais sortez avant la fin de l'année.  

Alphabet est un peu une exception car son business est tellement gigantesque, qu'elle aura de quoi amortir la prochaine crise. Mais même ce gros conglomérat va souffrir. 

SpaceX est devenue tellement stratégique pour le gouvernement américain que la société devra être soutenue quoi qu'il arrive. Encore plus, si Musk la fusionne avec Tesla. 

Meta va se prendre une énorme correction et cela sera une de mes petites satisfactions. Je n'ai jamais pu encadrer Zuckerberg qui n'a absolument rien du génie des fondateurs de Google ou de celui de Musk. C'est surtout un type qui a triché de toutes les manières possibles et qui a eu de la chance dans son rachat de WhatsApp et d'Instagram. 

Bien entendu, les autorités feront la seule chose qu'elles savent faire : imprimer encore plus d'argent et noyer la crise dans des tombereaux de liquidités. Toutefois, étant donné que cette crise sera provoquée par une crise de la dette (et donc de la confiance), il sera désormais moins facile d'utiliser les recettes habituelles. 

vendredi 15 mai 2026

4 visions différentes de la future réserve de valeur. Qui aura raison ?

 Il y a quelques temps, j'ai eu l'opportunité d'interviewer mon cher ami, Eric Larcheveque. Eric est devenu, depuis sa participation à "Qui Veut Etre Mon Associé" une star sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie. Vous pouvez retrouver la vidéo ci-dessous :


Eric est vu en France, et sans doute à raison, comme étant "Monsieur Bitcoin". Cela lui vaut d'ailleurs pas mal de contraintes de sécurité comme il me l'a raconté, ce qui est tout simplement insupportable !

Eric est, comme moi, un "Bitcoin Maximalist". Je considère en effet que le jeton bitcoin est le seul qui puisse éventuellement être considéré comme une monnaie. Les autres jetons qu'il s'agisse d'Ethereum, de Solana, du XRP et de l'ensemble des cryptomonnaies sont des projets globalement très intéressants, souvent bien plus fonctionnels que la blockchain bitcoin, mais qui doivent être valorisés selon une logique de société et non pas comme des monnaies. 

Eric a plusieurs fois affirmé que 100% de sa trésorerie disponible était investi en bitcoins. Quand il parle de sa trésorerie disponible, il fait référence à l'argent qui n'est pas investi dans ses actifs, tels que son domaine ou bien ses investissements dans des startups. 

En d'autres termes, pour la préservation de son capital, Eric ne fait confiance qu'au Bitcoin. Il envisage un futur dans lequel les autres actifs, à commencer par les monnaies fiat seront très fortement secouées, voire retourneront à leur valeur intrinsèque, ... comme dirait Voltaire. 

En d'autres termes, Eric investit toutes ses économies disponibles dans la cryptomonnaie Bitcoin. Et il le fait dans une logique de "sécurité émotionnelle". Il dort bien précisément parce qu'il sait que ses actifs sont exclusivement en Bitcoin. Il a mis tous ses oeufs dans le même panier, mais c'est pour lui un panier en titane, absolument incassable. 

Dans un autre registre, mon ami JS, installé dans la Silicon Valley et qui travaille depuis une dizaine d'années pour Google, ne jure que par les hyperscalers de la Silicon Valley. La plus grande partie de ses actifs (hors immobilier) est investi sur certains des plus grands noms à l'épicentre de cette révolution que constitue l'Intelligence Artificielle : Alphabet bien sûr, la maison mère de Google, mais également Nvidia et Amazon. Il a également d'autres stocks tels qu'Intel et sans doute de manière plus anecdotique Meta et Microsoft. Nvidia est une conviction très forte et cette pondération découle de ce qu'il observe au quotidien : la demande est très très forte, personne ne peut (pour l'instant) remplacer Nvidia qui est l'un des 

Soyons clairs : la réalité lui donne raison pour le moment. La demande est gigantesque. Nvidia n'arrête pas, depuis plusieurs trimestres, de battre toutes les prévisions pourtant régulièrement relevées des analystes. 

Nvidia est en général vu comme un concepteur de puces alors qu'il dispose de tout un ecosystème, en particulier CUDA. Comme l'explique cet article de Wired, Nvidia est aussi et peut-être avant tout une société de logiciel. 

A côté, les chiffres d'Alphabet et même d'Amazon sont également très flatteurs, si on met de côté la baisse énorme du free cash flow, conséquence de l'explosion des Capex, pour des équipements présents dans des datacenters dont la durée de vie avant obsolescence est singulièrement courte

Donc, peut-être que cette fois, c'est différent. 

Mais peut-être sommes-nous en bulle ? 

Et justement, certains semblent le penser, comme en témoigne cette excellente vidéo de Xavier Delmas :


Le sujet des Capex est en effet vertigineux et souvent mis de côté. La phrase attribuée à Larry Page dans l'image ci-dessous, si elle est réelle reflète bien ce qui est en train de se passer au niveau de l'intelligence artificielle : il s'agit d'une guerre d'attrition !

Le 02 juillet, j'aurai le plaisir d'interviewer un chef d'entreprise et investisseur de tout premier plan de l'écosystème français. Et lui ne jure que par Tesla qu'il a pourtant découvert assez tardivement (vers 2021 ou 2022). Il a investi plusieurs millions d'euros (ou dizaines de millions ?) dans cette société. De son propre aveu, il passe plusieurs jours par jour à explorer différents aspects des sociétés de Musk, de la concurrence, du marché,... 

Il est incollable sur un certain nombre de sujets et vois le cours arriver à 2000 dollars ce qui multiplierait son investissement initial par près de dix. 

Voici en particulier l'un de ses derniers tweets sur la difficulté de reproduire la capacité des mains humaines et l'avance prise, selon lui, par Tesla sur ce sujet. 


Cet entrepreneur est intimement convaincu que la société Tesla a pris une avance extraordinaire qui se matérialisera dans les années à venir. Et selon lui, les actions Tesla constitueront une réserve de valeur quels que soient les scénarios futurs, y compris le décès actuel de son emblématique PDG. On va mettre de côté le scénario d'une apocalypse nucléaire dans lequel la réserve de valeur deviendrait de facto la nourriture et les armes. 

De mon côté, je considère que les métaux précieux, or et argent en particulier n'en sont qu'au début de leur ascension séculaire. Nous allons payer le prix (ou bénéficier, selon le camp dans lequel on se trouve) de près de 50 ans de gabegie inflationniste et pour l'instant mon observation du marché est que Bitcoin se comporte comme un actif "risk-on", c'est à dire qu'il monte lorsque les actifs (actions...) corrélés au risque, augmentent. Pour survivre à la prochaine crise financière (pas nécessairement pour prospérer avant), il faudra être investi en métaux précieux ou mieux encore en actions de sociétés minières. 

mercredi 21 janvier 2026

Bilan de 2025 // Prospectives pour 2026

Je souhaite tout d’abord présenter mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité à l’ensemble de mes lecteurs pour cette année 2026 ! C’est-à-dire, plus probablement, à un ou deux lecteurs. Peut-être même que mes seuls lecteurs sont des robots chargés d’indexer ce qui traîne sur le Web.

L’année 2025 a été particulière pour moi à plus d’un titre. J’en garderai longtemps le souvenir, tout comme cela avait été le cas pour 2015. 

D’abord, bien sûr, et avant tout, 2025 restera l’année de la naissance de ma fille. Je ne vais pas écrire son prénom ici, mais mon petit ange me remplit de bonheur. S’il y a bien un enfant qui a été désiré, c’est celui-là. Et pourtant, quel sacrifice au quotidien ! J’ai dû faire une croix sur de nombreuses activités, à commencer par l’écriture de ce blog. Malgré tous les soucis, la fatigue et les craintes souvent inutiles, je ne regrette rien… si ce n’est de ne pas avoir trouvé ma moitié plus tôt. Et Dieu (ainsi que certains de mes amis) sait à quel point j’ai cherché !

La seconde caractéristique de cette année 2025, c’est la forte hausse de l’or, et encore plus de l’argent. Voilà plus de dix ans (plutôt onze) que je suis un « silver bug ». Durant toutes ces années, j’ai approfondi mes connaissances et compris la réalité du système, notamment les moyens par lesquels le COMEX et la LBMA tentent de comprimer le marché du physique au profit des échanges papier. Ayant déjà vu éclater en quelques mois la bulle des "dotcoms" en 2001, puis celle des télécoms, je ne m’attendais pas à ce que la bulle techno des années 2010 dure aussi longtemps.

Et lorsque le métal argent a enfin dépassé la zone des 50 dollars l’once – soit le niveau atteint en 1980 lors du fameux « corner » des frères Hunt –, il a fallu résister à la tentation de prendre de maigres profits sur les minières et le métal lui-même. Honnêtement, sans mon expérience actuelle en investissement boursier, je n’y serais sans doute pas parvenu.

Mon engagement dans ce secteur s’est également concrétisé avec la création d’une nouvelle chaîne dédiée : Matière à Profit, qui a vocation à traiter exclusivement des matières premières, même si le focus actuel est entièrement centré sur les métaux précieux. « Matière à Profit » est la petite sœur de la chaîne Power Trade, animée par mon très cher ami Patrick. Si vous consultez régulièrement YouTube, n’oubliez pas de vous abonner : cela me fera plaisir !

2025 marque également la fin de mon travail pour Tionis, même si cela n’a été officialisé qu’il y a quelques jours. Mon départ est finalement une bonne nouvelle, mais la manière dont cela s’est fait a été très pénible à vivre. Mon contrat a été dénoncé en octobre, avec un préavis correct de deux mois. Il devait donc se terminer au 31 décembre. Le manager de Tionis m’avait assuré que nous trouverions un accord ; au final, cela n’a pas été possible. Et bien entendu, il a refusé que je facture quoi que ce soit pour les jours déjà effectués en janvier.

Tout cela efface mes efforts des années précédentes. Je n’ai pris que deux semaines de congé parental sur les cinq auxquelles j’avais droit. Je ne compte ni ma mission à Djibouti (durant laquelle j’ai travaillé nuits et week-ends compris), ni tous les autres sacrifices. Quel gâchis de la part du management de ce groupe – ou plutôt de la direction générale de Tionis !

En 2025, j’ai fait le deuil de mes ambitions dans le domaine du parachutisme sportif. La société que j’ai cofondée, Skyindustries, existe toujours, mais je suis las – pour rester pudique – de constater que mes associés ne portent aucune vision stratégique. Au départ, j’y avais investi de ma poche 70 000 euros, faisant de moi, de très loin, l’actionnaire principal. En attendant de saisir la bonne opportunité pour racheter un avion, j’ai investi 50 000 euros en bourse, devenus près de 66 000 en un an et demi. Je ne m’attendais pas forcément à de la reconnaissance, mais pas non plus à cette indifférence, teintée de mépris.

Le point essentiel, c’est qu’on ne peut absolument pas gagner d’argent dans le parachutisme – surtout dans notre configuration actuelle de bras cassés. Il faut savoir s’arrêter quand la passion n’est plus là. Par orgueil, je ne l’avais pas fait avec WebMailS.com, mais j’ai fini par apprendre de mes erreurs.

En 2025, et davantage encore au début de cette année 2026, j’ai pu mesurer l’ingratitude humaine. Je fais ici référence à mes expériences avec Skyindustries, mais aussi à l’ensemble du monde parachutiste. Chaque année, je sponsorisais une ou plusieurs équipes dans des sports aériens : parachutisme bien sûr, mais aussi pilotage (Rêves de Gosses), montgolfière, voltige, et d’autres disciplines encore. Sur 2025, parmi les trois activités sponsorisés, je n'ai pas une seule fois été tenu au courant de la suite de mon mécénat. Et donc, j'ai décidé d'arrêter toute forme de sponsoring. Quand je parle d'ingratitude humaine, je ne fais pas référence ici à Tionis, où la fin de mon contrat découle simplement de la lubie d’une seule personne.

2025 a également marqué mon grand retour au cinéma. Pour être précis, tout avait commencé l'année précédente, en 2024, lorsque j’ai décidé – non sans appréhension – d’investir dans le film d’animation Flow, qui a connu le succès que l’on sait. Mais c’est surtout en 2025 que j’ai pu en mesurer les conséquences financières. J’ai poursuivi sur cette voie en devenant producteur associé sur "Tu me diras", le prochain film de Radu Mihaileanu. En octobre, je me suis rendu au Maroc avec une équipe d’amis pour assister au tournage de ce film, censé se dérouler en Afghanistan. Difficile de l’avouer, mais nous croisons tous les doigts pour une sélection au festival de Cannes.

En 2025, j’ai aussi progressé dans mon engagement politique, même si je ne me fais guère d’illusions : cela ne sauvera pas notre beau pays. Je suis totalement désillusionné par la politique – non seulement à cause des politiciens, mais surtout parce que tout est conçu pour alimenter le spectacle, jusque dans le grand débat de l’entre-deux-tours. La quasi-totalité de l’espace médiatique, ainsi que la justice et l’éducation, sont aujourd’hui tenus par ce que j’appelle « la gauchiasse », qui n’a plus rien à voir avec la gauche – tendance politique autrefois respectable, mais aujourd’hui éteinte.

Cette année, il y aura bien sûr les élections municipales, qui représentent une étape importante pour moi, puisque, pour la première fois, je suis engagé dans une liste candidate pour la mairie de Fénay (qui regroupe en fait les trois villages de Fénay, Chevigny et Domois). Nous verrons bien ce qu’il en ressort au soir du 22 mars. Je précise que je concours sans étiquette. 

En 2025, je n’ai clairement pas fait assez de sport, et mon corps me rappelle régulièrement que la cinquantaine est bel et bien dépassée. Je n’ai pas voyagé autant que je l’aurais voulu. Je forme donc le vœu de retourner en Asie en 2026. 


vendredi 3 janvier 2025

L'excellente surprise Sarah Knafo !

 Je démarre cette année 2025 avec un article dédiée à Sarah Knafo, l'excellente surprise de cette année 2024 qui s'est pourtant révélée être une année calamiteuse pour son parti. 

Je ne regarde plus trop les débats politiques, principalement par manque de temps. J'ai tout de même pris sur moi pour suivre les premiers pas de Sarah Knafo sur la scène médiatique et ce que j'en ai vu m'a enchanté. 

Avant toute chose, je me dois de dire que la politique est très souvent injuste, en particulier aujourd'hui : 

  • Une énorme prime est donnée au charisme et à la capacité oratoire au détriment des autres facteurs, ce qui avantage des personnalités comme Jean-Luc Mélenchon et désavantage les personnes qui font appel à notre capacité de raisonnement, comme Asselineau (*) 
  • Les mesures qu'il faut prendre ne sont pas populaires. Il est très facile à n'importe qui de les dévaloriser. En particulier, il est impossible ne serait-ce que de discuter calmement du sujet de l'immigration sans être taxé de racisme. Et plus nous attendons, plus ces mesures se révéleront à la fois indispensables et impopulaires. 
  • Les mesures "populaires" ( retraite à 60 ans, 35 heures) ont déjà été prises il y a des décennies, 
  • La très grande majorité des médias étant de gauche ou d'extrême gauche (comme le signale avec beaucoup d'humour Laurent Gerra), il est très difficile pour une personne d'assumer un positionnement "de droite", c'est à dire un positionnement libérale sur les sujets liés à l'entreprise ( lire : "pro-business") et plutôt conservateur sur les sujets sociétaux (lire : pas spécialement "woke"). 

Ce dernier point est justement l'une des clés sur lesquelles Sarah a réussi à développer sa différence : affirmer ses idées qui sont aussi, pour la plupart les miennes. 

Contrairement au président du parti Reconquête qui est également son compagnon, Sarah a réussi à présenter ses arguments d'une manière raisonnée sans jamais se départir de son calme et surtout en esquivant systématiquement la polémique. 

Ceci est particulièrement mis en évidence dans l'analyse faite ci-dessous que je ne saurais trop vous recommander :

Cette vidéo énonce une vérité qui m'a longtemps échappé : l'apparence compte en politique qu'on le veuille ou non. Je me souviens de ma surprise silencieuse lorsqu'un membre de ma famille, plutôt modéré m'avait dit : "je déteste Zemmour : il est moche. Il a une tête de rat !" Je m'attendais plutôt à une critique de ses idées... Mais non : c'est ce qui ressortait prioritairement de son analyse du personnage. 

Sarah Knafo ne traine pas non plus de casseroles contrairement à son mentor : il faut dire qu'en 30 ans de vie journalistique, Zemmour a eu le temps avec la verbe débridé qui le caractérise de se faire attaquer, le plus souvent avec des propos qu'il a tenu et qui sont sortis de leur contexte.  

De plus Zemmour a en général besoin de temps pour exprimer sa pensée et les journalistes en face (dont 95% lui sont hostiles) ne lui laissent certainement pas ce privilège. Ils l'interrompent à tout moment et passent rapidement à la thématique suivante. 

Enfin, Zemmour n'est pas un "politicien" au sens classique. Il ne connait pas la langue de bois et le revendique d'ailleurs bien volontiers. Sans pour autant être hypocrite, il est comme je l'ai indiqué plus haut, nécessaire en politique de louvoyer, d'esquiver les attaques quitta à y revenir lorsque l'adversaire (le journaliste) s'y attend le moins. 

Assez surprenant pour moi, il semblerait que les français se soient soudain rendus compte qu'il y a une politicienne qui leur tient un langage de vérité : elle vient d'intégrer le Top 50 des personnalités politiques préférées des français. Cela ne semble pas grand chose en apparence, mais il faut prendre en compte que sa première apparition publique remonte au 28 avril dernier, lors d'une interview avec Benjamin Duhamel. Pour l'année 2024, elle dispose "seulement" de 8 mois de présence médiatique. 


Sarah Knafo a également l'habileté de s'intéresser aux cryptomonnaies, de manière assez adroite, en prenant la création d'une réserve stratégique de Bitcoin, comme Trump l'avait fait. En étant la première à s'y intéresser, elle devient un marqueur de ce sujet et les commentateurs sont obligés de s'y intéresser. C'est en particulier ce qu'a fait Amaury de Tonquedec dans l'émission BFM Crypto en évitant soigneusement de mentionner son nom ainsi que son parti. 

lundi 4 novembre 2024

Le cabinet de Trump 47 sera différent de celui de Trump 45

J'espère avoir le temps de terminer cet article avant que Trump ne devienne n° 47. En principe, il me reste encore au moins 1 jour. 

Les sondages sont serrés, mais je pense que Trump va l'emporter. 


Je pense aussi qu'il y aura de la triche, et possiblement des 2 côtés. La triche lors des élections présidentielles américaines n'est pas une nouveauté de 2020. On se souvient comme Joe Kennedy, le père de JFK se vantait d'avoir acheté les voix pour l'élection de 1960. Plus près de nous, on se rappelle d'Al Gore qui s'est clairement fait voler son élection au profit de George W. Bush. Il y a d'autres affaires de triche, ... Mais ayant donné ces quelques exemples, je ne suis pas un spécialiste. 

Je suis un peu plus inquiet que Tim Walz concernant la qualité des élections... Mais après tout, je suis français : je ne suis pas totalement concerné (en théorie)

On notera d'abord que tout dans cette élection tournera autour de Trump : soit les électeurs iront voter, soit ils iront voter contre lui. Si Kamala perd, ce qui est donc mon scénario favori, personne ne se souviendra d'elle dans 10 ans. 

Bien sûr, Musk est partial, mais je pense que ce qu'il dit est vrai

La plupart des gens qui ne voteront par pour Trump le feront pour une des raisons suivantes : 

  • Ils détestent viscéralement le personnage Trump pour sa vulgarité, son côté outrancier et son égocentrisme. Malheureusement, on ne peut pas dire qu'ils aient totalement tort de ce point de vue et le personnage ne s'est guère amélioré (un peu quand même).
  • Ils pensent sincèrement que Trump est un fasciste, un dictateur ou une menace pour la démocratie. Si c'est le cas, on peut dire qu'ils sont totalement à côté de la plaque.  
  • Ils font partie d'une manière ou d'une autre de l'Etat Profond qui profite des problèmes actuels et/ou a intérêt à nourrir les guerres en cours. 
  • Ils sont influencés par les célébrités qui, unanimement, ont choisi Kamala Harris. Il y aurait bien à dire sur ce choix, mais cela dépasserait le cadre du billet. 

Il y aussi une petite minorité qui ne souhaite pas voter Trump pour les bonnes raisons : c'est quelqu'un qui a augmenté la dette d'une manière spectaculaire, qui n'était pas particulièrement attentif à ses dossiers et qui a pris beaucoup de vacances pendant son mandat. 

Sauf que ces 3 reproches sont encore plus appropriés à l'égard des Démocrates qui ont passé les 4 dernières années au pouvoir. La dette a augmenté davantage sous Biden que sous Trump, tout le monde est par ailleurs au courant de l'état cognitif de Joe Biden qui est, par ailleurs, le président qui a passé le plus de temps en vacances. 

Quand je vois par ailleurs que Dick Cheney, l'ultra-crapule néocon se tourne vers Kamala Harris, j'ai vraiment envie de dire que c'est une argument très fort pour NE PAS votrer Démocrate. Voter dans le même sens que Dick Cheney (ou sa fille Liz), c'est voter pour le parti de la guerre. 

Et donc lorsque le Figaro se pose la question "pourquoi des républicains informés et rationnels votent Trump" ? on a envie de répondre : "peut-être parce qu'ils sont informés et rationnels ?"

samedi 2 novembre 2024

Rings of Power Saison 2 : encore plus nul que ce que je craignais !

J'ai enfin pris sur mois de terminer le visionnage complet de la deuxième saison de la série Les Anneaux de Pouvoir et je pense mériter une médaille à ce titre.

Ce que j'ai vu est plutôt excécrable et dénote à la fois d'un manque d'imagination et d'un manque de respect de l'oeuvre de Tolkien. Je m'étais déjà farci en 2022 la saison 1 que j'avais trouvé très moyenne. Mais à ce moment là, j'avais décidé de faire preuve d'indulgence. Il faut souvent un peu de temps à une série télévisée pour mettre en place l'ambiance, les personnages et concevoir tous les "noeuds" de l'intrigue qui seront patiemment dénoués dans les saisons suivantes. Et puis, il faut le reconnaitre les paysages, les décors et les costumes remontaient un peu le niveau. Pour la seconde saison, le charme s'est dissipé et on s'attend à un tout cohérent sur le plan de la série. De ce point de vue, la déception est totale.


Commençons par les personnages, qui ne ressemblent en rien à leur description dans le Seigneur des Anneaux ou même le Silmarillion. 

Mention spéciale pour Galadriel qui souffre vraiment de la comparaison avec son alter ego des 3 films, incarnée par Cate Blanchett. Une image vaut mille mots :

Les autres personnages ne sont pas en reste: Gil-Galad est en permanence complètement à l'Ouest (si j'ose dire). Même après avoir le dernier épisode, on a du mal à l'imaginer combattant Sauron. Elrond passe son temps à faire des manigances et se permet d'embrasser Galadriel, sa cousine.

Le soi-disant révélation de fin de saison selon laquelle l'Etranger est l'Istar Gandalf tombe bien sûr complètement à plat (puisqu'elle a déjà annoncé à demi-mots dans la fin de la première saison), donne une mauvaise image de ce magicien qui est l'un des personnages majeurs du Seigneur des Anneaux et est bien sûr incohérente.   

Je passe rapidement sur le côté ultra-woke de l'émission avec l'impérieuse nécessité d'avoir des représentants de toutes les ethnies parmi la population des Elfes, des Hommes, des Nains et même des Hobbits. On sent que s'ils pouvaient placer un homosexuel, ils le feraient. En écrivant cela, je ne suis pas homophobe, mais je dis juste que les préoccupations sociales de notre époque n'ont rien à voir avec le "lore" de Tolkien. 

Il y a également un gros problème avec le personnage de Tom Bombadil : on sent que les concepteurs de la série utilisent ce personnage éminemment symbolique comme solution "putaclic" pour attirer des spectateurs. Le fait de l'entendre reprendre les mêmes mots que Gandalf dans le premier tome "la Communauté de l'Anneau" prouve que les scénaristes n'ont aucune capacité inventive. 

En résumé, par rapport aux livres du professeur Tolkien, cette oeuvre est une "fan fiction" avec un nombre de libertés prises tel qu'elle ne peut plus prétendre respecter l'oeuvre. 
Après tout, pourquoi pas ? Mais dans ce cas-là, il faudrait au moins avoir une histoire cohérente et rythmée.

Or, il n'y a absolument aucun rythme : les histoires s'enchainent sans rapport les unes avec les autres et sans "climax" de fin pour les relier d'une manière ou d'une autre. Quel lien entre la quête de Nori, de Poppy et de l'Etranger, les manigances au royaume de Numénor et l'ascension d'Annatar au royaume d'Eregion, sans compter bien sûr ce qui se passe chez les Nains, ... La plupart du temps, chaque épisode est obligé de se perdre en dialogues insipides pour essayer en vain d'apporter un lien entre chaque scène. 

J'ai gardé le meilleur (ou le pire) pour la fin : l'intrigue ne tient pas debout une seconde. Quelques exemples : 

  • Annatar (Sauron) s'introduit en Eregion, supplie Celebrimbor de l'accepter en tant qu'apprenti et en devient le boss en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, à tel point que le commandement militaire prend ses ordres de lui et non plus de Celebrimbor. 
  • Le périple d'Isildur en Terre du Milieu n'est pas du tout crédible et il tombe bien sûr amoureux de la première paysanne venue alors même qu'elle vient de le poignarder. Les exploits accomplis par son cheval pour le retrouver ne sont pas crédibles une seule seconde. 
  • Les décisions de l'Elfe Noir Adar ne sont pas non plus cohérentes : il craint Sauron et passe son temps à vouloir le supprimer une bonne fois pour toute alors qu'il affirme de manière répétée l'avoir tué dans une scène du premier épisode (plutôt réussie d'ailleurs !)
  •  Le comportement de Celebrimbor est également absurde au mieux : sa façon se faire piéger par Annatar, son comportement ridicule avec Gil-Galad et même Galadriel et même son niveau d'implication dans la création des Anneaux de pouvoir ne sont pas logiques. 


Je vais essayer de trouver un élément positif à ce naufrage : les décors continuent d'être somptueux et même s'ils ne compensent pas la sensation globale de gâchis, rendent la pilule un peu plus douce à avaler. 

mardi 30 juillet 2024

La Chine adoptera l'étalon Or, les Etats-Unis adopteront l'étalon Bitcoin

 

C'est un article que je voulais écrire depuis un certain temps déjà et qui correspond à une conviction importante de ma part.

J'essaie de sourcer mes articles, mais cette fois-ci je n'ai pas le temps de retrouver l'ensemble des écrits et vidéos qui ont nourri ma réflexion. Il s'agit simplement d'une prévision qui, dans l'état actuel des choses, peut paraitre très contre-intuitive.  

Il n'échappe à personne que la Chine et les Etats-Unis sont sur le chemin d'une confrontation majeure d'abord économique. Il n'est pas impossible qu'ils évitent une confrontation militaire, ce qui serait une excellente nouvelle pour la survie de l'humanité. Même dans le meilleur des cas, la guerre froide qui nous attend n'aura sans doute rien à envier à celle qui a opposé américains et russes depuis la fin de la seconde guerre mondiale. 


Avant de parler de confrontation majeure, il faut examiner ce qui pourrait amener l'ordre mondial à une telle situation. Qu'est-ce qui pourrait provoquer ce moment de bascule vers des monnaies ancrées dans le réel ? 

Pour que cela se produise, il faut bien entendu un événement d'une très grande force, probablement supérieur à ce que l'on appelle aujourd'hui la GFC, la Grande Crise Financière. D'ailleurs, il faudra à mon avis lui trouver un autre nom rapidement. Je suggère la MFC ("Middle Financial Crisis").  

Dans un futur pas trop éloigné, que j'estime être l'année prochaine (oui, en 2025), une grave récession se produira : elle sera la combinaison de l'explosion de la bulle de l'intelligence artificielle, de grosses tensions inflationnistes et surtout d'une crise énorme de la dette. 

Cette crise se traduira dans les faits par une baisse massive des marchés boursiers, une augmentation très forte du chômage et même une insolvabilité de certains gouvernements et institutions publiques. Si en plus, Trump arrive au pouvoir, il est possible que, tout au moins dans un premier temps, l'état profond américain jette de l'huile sur le feu au lieu de chercher à résoudre la situation (comprendre ici : imprimer plus d'argent). 

Cette crise sera avant tout une crise de confiance : la confiance des particuliers, des entreprises et même des institutions sera érodée. Et tout cela surviendra dans un climat de tension géopolitique important. Elle rebattra les cartes dans des proportions incroyables. Des fortunes seront faites et d'autres seront perdues.  

Cette crise sera directement liée à l'augmentation massive de la dette et donc il sera difficile de la résoudre avec plus de dette, comme cela a été le cas lors de la crise financière de 2008-2009. Après un moment de tergiversations, c'est pourtant, vers cette solution que s'orienteront la plupart des gouvernements : une émission de nouvelles dettes massives, de l'ordre de plusieurs trilliards voire plusieurs dizaines de trilliards selon les pays permettra de faire repartir l'économie pendant encore une petite dizaine d'années au prix d'une inflation qui cette fois dépassera allégrement les 10% chaque année, même dans les statistiques officielles. 

Lorsque la poussière commencera à se dissiper, il sera crucial de rétablir la confiance. Et pour cela, les blocs pourront difficilement s'appuyer sur une nouvelle monnaie papier, fût-elle émise par les banques centrales. Il faut espérer d'ailleurs que ces dernières seront logiquement pointées du doigt comme les responsables légitimes de cette crise à venir (mais je m'égare). 

Plus prosaïquement, pour rétablir un peu la confiance, il sera nécessaire de : 

  • De continuer à imprimer comme des cochons et même pire encore (on ne change pas une méthode qui gagne). 
  • De restreindre très fortement les libertés individuelles pour sauver ce qui peut encore l'être.
  • Pour commercer avec les pays de l'autre bloc ou les pays qui seront non alignés, d'utiliser un étalon monétaire commun ne dépendant d'aucun gouvernement en particulier. 

Cette nouvelle monnaie sera de fait rare et chère. Ainsi, aux Etats-Unis, nous aurons probablement le dollar actuel (qui verra son émission augmenter dans des proportions astronomiques) et le nouveau dollar émis à parité fixe avec l'étalon. 

Encore une fois, la plupart des économistes pensent à une monnaie de réserve internationale émise par le FMI, à savoir les DTS ( Droits de Tirage Spéciaux). Mais ces droits de tirage spéciaux sont assis sur un panier de monnaies "fiat" et pour ma part, je fais référence à une situation spécifique de sortie de grosse crise financière dans laquelle : 

  1. Le niveau de crédibilité de l'ensemble des monnaies papiers sera proche de zéro auprès des peuples. 
  2. Il faudra malgré tout continuer à en imprimer d'énormes quantité pour relancer la machine. 

C'est pour cette raison que les nouveaux DTS à émettre devront absolument être assis sur quelque chose de solide. 

A priori, en 2025, seuls 2 candidats seront en situation de remplir ce rôle : le bitcoin et l'or.

Ma conviction est que la Chine utilisera l'or. Toutes les analyses vont en ce sens. 

Quant aux Etats-Unis, pourquoi n'utiliseraient-ils pas l'or ? Après tout, ils sont officiellement la nation avec le plus d'or déposé dans les coffres de Fort Knox. 

Dans le même temps, la Chine est censée être à la cinquième position avec des réserves d'or qui correspondent à 2265 tonnes d'or

Sauf que, comme le signale cet article, les chiffres ne correspondent pas

Il y a pas mal de rumeurs qui laissent à croire que la Chine sous estime volontairement ses réserves tandis que les Etats-Unis les gonfle, ce qui correspond bien à la mentalité de ces 2 pays. L'un est un joueur de go tandis que l'autre joue au poker. 

Cet article très détaillé tente d'estimer les réserves de la Chine. Au-delà du chiffre précis, la seule chose qui en ressort de manière claire est que la Chine a tendance a ne pas montrer la totalité de ses achats. 

Ce qui est tout aussi clair, c'est que la Chine a vu l'usage quasi-militaire du dollar effectué par les Etats-Unis vis à vis de la Russie et même vis à vis de leurs vassaux ( cf. l'affaire BNP Paribas en 2014). Et ils n'en veulent pas pour leurs propres affaires.  

Les Etats-Unis inquiet de ce que leurs propres réserves ne sont plus au niveau proposeront le Bitcoin. Ils seront suivis bien évidemment par les entités du G7. Il faudra que l'étalon soit accepté par l'autre camp.  

Et donc cette conviction, qui vient de se renforcer avec le discours de Trump à Nashville à la convention Bitcoin est que les Etats-Unis se porteront vers la cryptomonnaie reine, et ce même si les démocrates parvenaient à l'emporter. 


Trump a même l'intention de créer une réserve de bitcoins ... Comme il est censé y avoir une réserve d'or à Fort Knox (!)



Effectivement, il n'y aucun intérêt à créer une monnaie associée au Bitcoin, puisque ce dernier en est une. Mais il ne faut pas oublier que les Etats-Unis aiment bien rester en contrôle de leur système monétaire. S'ils ne disposent plus auprès de la communauté internationale, du niveau de confiance suffisant pour y parvenir, il est probable qu'ils se lancent dans un système concurrent du Bitcoin avec une nouvellle monnaie de réserve dont l'émission sera garantie limité par un mécanisme visible de tous. 

Une alternative possible est que les Etats-Unis cèdent et acceptent de standardiser sur l'or, mais cela donnerait un avantage important à la Chine et aux pays asiatiques en général. Je ne crois pas qu'ils soient prêts à accepter un rôle de second rang. Il est plus facile de maitriser le minage ou bien de mettre la mains sur les actifs de la société Microstrategy. 


Au final et compte tenu des tensions géopolitiques que j'anticipe comme étant importantes ( quand il n'y a plus assez de ressources, les tensions augmentent), il n'y aura pas de monnaie commune, et donc il y aura l'équivalent de 2 DTS. 


samedi 4 mai 2024

Création d'une entreprise : la France poursuit sa chute !

Je fais part dans cet article de mes mésaventures survenues lors de la création d'une société à l'origine d'un club de parachutisme. 

En faisant aussi, je m'expose bien sûr aux quolibets de ceux de mes amis qui m'ont entendu maintes fois répéter que "jamais, au grand jamais, je ne créerais une société en France". 

Sur l'aventure Skyindustries, je pense avoir réuni une bonne combinaison d'associés actifs et complémentaires. C'est un élément essentiel de démarrage d'une entreprise

Il reste qu'une activité de parachutisme est difficilement localisable à l'étranger. Une fois de plus (la dernière, me dis-je en mon for intérieur), la création s'effectuera en France sous la forme d'une SAS. 

Les négociations avec EDEIS pourraient faire l'objet d'un article (et presque même d'un livre). Elles ont finalement abouti à la signature d'un contrat de COT (Convention d'Occupation Temporaire) des locaux de l'ancienne société, BFCP parachutisme. 

Malgré tout, la signature a eu lieu hier. Et à ce jour, vendredi 03 mai, la société n'est toujours pas créée.

Pour faciliter et accélérer (!) la création d'entreprise, j'avais retenu les services de LegalPlace pour l'incorporation et de Shine pour la banque en ligne. 

Pour bien faire, c'est la formule Express qui vante de manière mensongère un traitement express en 24h et laisse à croire que l'ensemble du processus sera accompli en un jour à peine.

La souscription a Legalplace a été effectuée le 20 mars et depuis ce temps, nous attendons. Evidemment, le fait d'avoir un président personne morale n'a pas franchement facilité les choses. Toujours est-il que depuis bientôt 1 mois et demi, la société ne peut pas être immatriculée. 

Une partie de ce retard est de notre fait : certains de mes associés se sont fait tirer l'oreille pour signer électroniquement les documents ou virer les fonds. Mais enfin, on peut considérer qu'un bon mois s'est écoulé en pure attente administrative. 

Tout le beau discours de nos "élites" s'effondre ainsi lorsqu'on confronte les promesses à la réalité. Pour le dire autrement, la France poursuit sa chute, entamée il y a plus de 40 ans. Avec les outils modernes, il est inacceptable que l'on ne puisse pas créer une activité en moins d'une semaine tout compris

Le choc de simplification annoncé par Bruno Le Maire n'est qu'une vaste fumisterie comme d'ailleurs tout ce qu'annonce ce crétin dégénéré ! Je me suis toujours méfié de Le Maire depuis le moment où il a pris le parti de De Villepin (encore un autre beau parleur !)

Au-delà, je crois que le problème n'est pas du fait des élites : même en faisant abstraction des décisions des politiques, il y a toute une "gangue" de fonctionnaires qui complexifient et retardent, parfois inconsciemment, la prise d'initiatives, la productivité, l'évolution.  
Pour le dire autrement : en France, "la bureaucratie grandit pour satisfaire les besoins croissants de la bureaucratie grandissante". 

J'ai quelques amis au chômage depuis un certain temps, qui sont relativement contents de cette situation et qui ne cherchent qu'à la faire perdurer en prenant le maximum. J'en ai d'autres qui croient avoir un métier alors qu'ils ne sont au mieux que des grattes papiers. 
C'est collectivement que le pays est en train de faillir. Ce n'est pas seulement un problème de nos élites. 
Dans cet environnement où chacun cherche à vivre aux dépens de tous les autres, je suis une anomalie. 

dimanche 31 mars 2024

Biopics de femmes extraordinaires

Si j'étais vraiment riche, je pense que je retournerais dans la production cinématographique ou bien la production pour les plateformes de streaming et que je me lancerais dans la production de biopics consacrés à des femmes d'exception (sans oublier bien sûr les "mockumentaires", ma marotte !)

Et parmi ces biopics, il y en a beaucoup qui concernent les femmes. Des héroïnes ayant toutes ou presque vécu à une période où les femmes n'avaient pas le droit de vote, pas le droit d'ouvrir un compte bancaire et une difficulté extrême à divorcer. Et qui malgré tout, ont réussi à s'imposer et à en remontrer aux hommes dans cet environnement véritablement misogyne. 

Commençons par celle qui est sans doute la plus incroyable à tel point qu'un seul film ne serait pas approprié. Il faudrait plutôt préparer une série en plusieurs épisodes, tant elle a connu de vies différentes.

Marie Marvingt

Selon sa fiche Wikipedia (sur laquelle se basent mes écrits), Marie Marvingt est une pionnière de l'aviation, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste française. Elle a été surnommée "la fiancée du danger". 

 Marie Marvingt est le quatrième enfant de Félix et Elisabeth. Ses trois premiers enfants sont morts dans l'enfance et le cinquième, Eugène est de santé fragile. Passionné de sport, Eugène décide d'initier sa fille aux disciplines sportives. Elle devient ainsi le partenaire d'aventure de son père sur l'ensemble de ses activités : natation, escalade, billard. 

Marie étudie la médecine (elle obtient son diplôme d'infirmière) ainsi que le droit. Elle parle 5 langues couramment et prend même le temps de rédiger sous pseudonyme des poèmes pendant son temps libre.

Dès 1899, elle devient l'une des premières femmes titulaire du permis de conduire. 

En parallèle, elle commence une carrière sportive extrêmement féconde : natation, cyclisme, alpinisme, patinage. Tout y passe ! 

Elle est la première française à accomplir la traversée de Paris à la nage (12 km).

En Janvier 1910, elle remporte la première compétition féminine de bobsleigh à Chamonix, au cours de la coupe Léon Auscher. 

Marie Marvingt ( 20 février 1875 - 14 décembre 1963)

En 1901, Marie obtient son brevet de pilote de ballon libre (montgolfière). Par la suite, elle devient la troisième femme au monde à obtenir son brevet de pilote d'avion après Elisa Deroche et Marthe Niel ( toutes trois sont françaises ! )

Lorsque la première guerre mondiale éclate, elle tente de s'engager dans l'aviation française et participe à deux bombardements. Mais finalement, l'armée refuse de la régulariser. Elle s'engage à Nancy en tant qu'infirmière-major auprès d'un chirurgien réputé. 

Elle décide de retourner au front et pour parvenir à ses fins, elle choisit de se déguiser en homme, ce qui lui permet d'aller aux tranchées. 
Là où tant d'hommes usent de tous les subterfuges pour fuir la guerre, Marie a dû également ruser, mais cette fois pour y rentrer. Son déguisement tient pendant 47 jours, puis elle est démasquée et est autorisée à rejoindre le 3ème régiment des chasseurs alpins en tant qu'infirmière et correspondante de guerre. 

Après la première guerre mondiale, elle poursuit ses activités de journaliste et devient officiel de santé pour le compte des armées au Maroc.

Pendant la seconde guerre mondiale, elle travaille comme infirmière de l'air et trouve même le temps d'inventer un type de suture chirurgicale pour recoudre les blessures plus rapidement sur le champ de bataille pour éviter les infections. 

A sa mort, Marie Marvingt est la femme la plus décorée de France. Le grand âge n'arrête pas sa fougue : en 1959, elle passe son brevet de pilote d'hélicoptère (à 84 ans !!!)

Elle mourra le 14 décembre 1963 dans un anonymat presque absolu et donc scandaleux, même si quelques journaux français et américains publient sa nécrologie. 

En fait, Marie a passé sa vie à battre des records dans quasiment toutes les disciplines (je n'ai pas mentionné le tir à la carabine ni l'escrime). 

J'ai trouvé par hasard une bande dessinée racontant les exploits de Marie Marvingt et je l'ai immédiatement achetée. 

Le destin de cette femme extraordinaire n'a pas encore été adapté au cinéma. Toutefois, un documentaire de Michèle Larue et Noël Bursh est sorti en 2006. 

Une petite vidéo de présentation la concernant est disponible sur Dailymotion. Il y a également un bref résumé de sa vie ci-dessous : 

samedi 16 mars 2024

L'ère des robots humanoïdes est arrivée

 Je traine depuis pas mal de temps dans mes brouillons un article sur les robots humanoïdes qui seront bientôt parmi nous. 

Il faut dire que depuis notre enfance, nous avons été bercés par les films notamment hollywoodiens d'histoires faisant intervenir ces machines anthropomorphes qui assistent à différents niveaux leurs créateurs. Je pense bien sûr à Hal9000, au droïd C-3PO ainsi qu'à l'effrayant T-800 dans le film Terminator. Je suis par ailleurs un fervent lecteur d'Asimov et de son fameux cycle des robots qui a joué un rôle non négligeable dans ma décision de poursuivre des études d'ingénieur. 

Je m'apprêtais à décliner un article sur l'arrivée des robots antropomorphes de Figure01, de l'Optimus Gen 2 de Tesla, 1X Tech, H1 de Unitree robotics, etc...

jeudi 11 janvier 2024

Mes prévisions macros pour 2024

 
J'aime passer du temps à prévoir l'avenir, pas forcément pour m'y préparer, mais parce que je trouve qu'il s'agit d'un exercice intellectuel stimulant. 
Je valide l'expression de Bruno Bertez qui dit que prédire c'est voir le présent avec les yeux de l'avenir. Notre avenir est en germe dans le présent. Prédire juste, c'est donc aussi un moyen de vérifier si l'on comprend vraiment la situation actuelle telle que nous la percevons. 

Je suis par ailleurs particulièrement satisfait d'écrire cet article alors que je suis en train de visionner la série Bernard Tapie sur l'abonnement familial Netflix. 
Le succès de Tapie représente l'épitome des 50 ans ou plus d'histoire de dérégulation financière que nous avons vécu et de l'impact que cela a eu sur la façon de faire du business.

En fait, cette dérégulation a commencé précisément le 15 Août 1971 avec la suspension de la convertibilité du dollar en or. C'est à partir de ce moment que les monnaies ont commencé à flotter avec les conséquences que l'on imagine ... Et surtout celle que l'on n'imagine pas. 
Parmi les conséquences bien visibles, il y a eu notamment une inflation gigantesque qui a encore accéléré ces dernières années, preuve que l'on est bien au bout (à quelques années prêt) du système, et le rôle prépondérant de la finance dans toutes nos activités. 

Parmi celles que l'on n'imagine pas, il y a eu une modification structurelle et profonde de la manière de faire du business. En France donc, Tapie en est un bon exemple, car lorsqu'il a démarré au début des années 70, ses méthodes de voyou (oui, je sais ce que j'écris) n'étaient pas monnaie courante sur le marché. C'est ce qui lui a permis de s'enrichir aussi rapidement. Aujourd'hui, ces mêmes méthodes éculées ne fonctionneraient plus. 

En revanche, on constate sur la dernière décennie une augmentation absolument hors de proportion du "private equity" et de la valorisation des startups. 

Pourquoi est-ce que je commence à parler des délires de valorisation en rapport avec les startups ? 
Peut-être parce que j'ai eu l'opportunité de le confirmer personnellement, ayant été en contact avec des sociétés cherchant à lever des capitaux.

Mais plus fondamentalement, je suis convaincu que 2024 sera la première année du retour au réel, et ce retour au réel impactera un grand nombre de sujets, à commencer par le prix des choses. Certaines entreprises vaudront plus cher, d'autres (en particulier dans les secteurs informatiques) subiront un juste retour sur Terre. 

Bien entendu, la fête ne va pas s'arrêter en un an. On pourrait même dire sans trop d'erreurs que l'exubérance a fortement diminué depuis 2021/2022. Mais je crois que 2024 marquera encore davantage un tournant. 

Pour que cela soit effectivement le cas, il faudra que cela se caractérise par une forte chute des bourses mondiales, et je pense que cela a de bonnes chances d'être le cas. 
Avant cela, le premier trimestre de l'année prochaine, pourrait être au contraire, celui de tous les excès. 
Rappelons que David Hunter prévoit une hausse des marchés (un "meltup") d'anthologie avant une baisse de 80%.
Je ne suis pas aussi pessimiste, mais même une baisse de 30 à 40% des marchés plongerait un grand nombre d'investisseurs dans un abîme de consternation. Cela aurait un impact sur le private equity et sur un grand nombre d'autres marchés d'actifs.

Plus encore, le manque d'argent a le potentiel de générer de gros bouleversements sociaux notamment en France qui est habituée à composer des budgets en déficit énormes. 
Je ne vois pas que l'Europe puisse redresser la tête en 2024. Elle continuera à s'enfoncer plus ou moins rapidement, au rythme imprévisible des décisions de nos "élites" bruxelloises.
Cet écroulement ira de pair avec une immigration de plus en plus incontrôlée, soutenue en sous-main par les Etats-Unis qui cherchent à affaiblir leurs propres vassaux afin d'apparaitre encore plus fort. 
Il n'y a rien de raciste dans le fait de dire que l'immigration actuelle en Europe détruit notre économie : c'est simplement une constatation objective de dire qu'il faut dépenser des sommes supplémentaires pour aider une population souvent d'origine extra-européenne à s'intégrer. 

dimanche 17 décembre 2023

En défense de Gérard Depardieu

L'actualité est remplie de sujets intéressants qui nécessiteraient autant de billets informatifs. 
Citons pêle-mêle l'actualité de la robotique, les relations entre la France et la Russie, la diminution de la production de métal argent pour la troisième année consécutive, ...

Et pourtant, je me sens obligé d'écrire à la hâte cet article, tellement j'ai honte de voir Depardieu vilipendé de tous côtés, et en particulier par des gens qui feraient mieux de se cacher. 


J'ai déjà écrit, de son vivant, un hommage à cet homme, le plus grand acteur que le cinéma français ait porté, à ce jour. Je me sens forcé d'en rajouter une louche et de lui exprimer mon soutien, au moment même où la ministre de la culture, Rima Abdu Malak estime qu'il fait honte à la France

Invitée ce vendredi 15 décembre, de l'émission "C à vous" sur France 5, la ministre de la Culture a même annoncé qu'une procédure disciplinaire allait être engagée pour décider si la Légion d'Honneur devrait lui être retirée ou non

Voilà qui est incroyable : comme je l'ai exprimé dans un tweet, Depardieu n'est pas encore jugé, mais il est déjà condamné par le tribunal médiatique. 

Personnellement, c'est plutôt Abdu-Malak et même la quasi-totalité de ce gouvernement, qui, selon moi, fait honte à la France. 

Au Canada, Depardieu a déjà été déchu de l'Ordre national du Québec

En clair, la curée est lancée !
D'ailleurs, Depardieu devançant la conclusion de la procédure de la ministre française, a décidé de rendre sa décoration

Quelles sont, au fait, les accusations ? 
Mise à part la plainte pour viol qui me semble éminemment sérieuse et pour laquelle je pense qu'aucune prescription ne devrait jamais exister, quelle que soit la durée écoulée après les faits, la plupart des accusations portent sur des propos sexuels, des comportements suspects ou des attouchements. 

On est très très très loin du comportement d'Harvey Weinstein, prédateur sexuel avéré, monstre psychopathe, obsédé compulsif, qui s'est lancé dans le cinéma en particulier pour coucher avec des actrices, chose que son physique ne lui aurait jamais permis en temps normal. La comparaison entre ces deux personnes n'a pas lieu d'être. 

Il ne faut pas confondre les blagues grivoises, et en particulier ce qui s'est passé en Corée du Nord, avec un comportement de violeur récidiviste, ce que Depardieu n'est clairement pas. Plus clairement, il y a beaucoup d'actrices qui font l'amalgame entre un langage de cochon et un comportement de porc. 

Il faut aussi mettre en perspective des gestes qui, il y a 30 ans, ne semblaient pas aussi graves qu'ils le sont devenus suite à l'affaire #MeToo. Ne regardons pas le passé avec les yeux d'aujourd'hui. 

Et surtout, et c'est le fond de mon article : aucune de ces affaires n'a fait l'objet d'un jugement !
Est-ce que le gouvernement n'a rien de mieux à faire en ce moment, que de se pencher sur la Légion d'honneur de Depardieu ?

On notera par contre que l'enquête sur les deux journalistes, Patrick Poivre d'Arvor et Nicolas Hulot qui sont par contre, à mon humble avis, de véritables gorets, en est au point mort et personne n'en parle. 


Nicolas Hulot (ancien ministre du gouvernement d'Edouard Philippe) est notamment officier de l'ordre national du Mérite (2000), Commandeur de l'ordre du Mérite maritime (depuis son poste de Ministre), Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, Commandeur de la Légion d'honneur (2015),... [ j'arrête ici, car je manque de place ].
Aucune personnalité politique, à part l'entourage de Yannick Jadot (pas lui en propre) d'EELV, n'a demandé la suppression de sa légion d'honneur.

Poivre d'Arvor est Chevalier de la Légion d'honneur (en 2003), commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (2007), officier de l'ordre national du Mérite (2009). 
Trouvez-moi s'il vous plait une seule personnalité publique qui ait demandé son retrait d'une seule de ces décorations !

Pourquoi un tel différentiel de traitement ? Je pense que cela tient, si l'on permet l'expression d'une certaine "almagamation" entre le physique actuel de Depardieu et le comportement qui lui est reproché. 

La défense de notre Gérard national me tient d'autant plus à coeur que je pense souffrir du même défaut que lui : j'ai souvent tendance à me lancer dans des blagues de mauvais goût voire extravagantes et parfois graveleuses, avec le seul souci de faire rire (et de rire moi-même). 
Dans l'intimité, je suis beaucoup plus raisonnable et réfléchi. C'est pour cela que la lettre ouverte publiée par Depardieu sur le Figaro le 1er Octobre me touche particulièrement. Je sens que la démarche est vraiment sincère. 
 
Heureusement, certaines personnalités ont tenu à prendre la défense de Depardieu. C'est le cas de sa famille bien sûr dans le JDD, mais aussi des actrices telles que Nathalie Baye ou Catherine Deneuve.

L'intelligence artificielle

  Je m'aperçois que je n'ai toujours pas écrit d'article sur l'invention la plus révolutionnaire du 21ème siècle, et peut-êt...